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Continuer la lectureFleur Pellerin se sépare de son principal associé au sein du fonds Korelya Capital
Sur fond de désaccords stratégiques, l’ancien banquier Antoine Dresch vient de discrètement quitter ce gros investisseur de la French Tech, qu’il avait créé en 2016 avec l’ex-ministre.
Entre Fleur Pellerin et son principal associé, c’est fini. En 2016, l’ex-ministre de François Hollande (au numérique puis à la culture) quittait la politique et la fonction publique pour faire équipe avec Antoine Dresch, un banquier d’affaires passé par Goldman Sachs, UBS et Morgan Stanley. Ensemble, ils lançaient la société d’investissement Korelya Capital, avec une ambition : créer un nouvel acteur de la French Tech prêt à participer aux tours de table de start-up matures. Mais, selon nos informations, le quinquagénaire installé outre-Manche a quitté discrètement la structure ces dernières semaines. Faut-il voir un divorce entre Fleur Pellerin et celui qui a été aussi son témoin de mariage ? Un familier évoque bien un « désaccord stratégique ». Contactés par l’Informé, aucun des deux n’a souhaité faire de commentaire dans l’immédiat.
Antoine Dresch n’est pas le seul à partir. Selon nos informations, Carole Sappia-Bonetti, la directrice financière de Korelya, a elle aussi fait ses cartons au même moment. Elle était dans les effectifs depuis 2020. Par ailleurs, il y a un an, un autre associé, Franco Danesi, membre de l’équipe d’investissement basé à Londres, a lui aussi quitté le navire pour un autre VC, Molten Ventures.
Korelya Capital investit dans des start-up parvenues à un stade de développement avancé. Dans son portefeuille, on retrouve des valeurs stars de la French Tech (le champion de l’intelligence artificielle Mistral AI ou celui des cryptos Ledger…) mais aussi des entreprises au parcours plus erratique comme la plateforme de vente de vêtements de seconde main Vestiaire Collective ou la marque d’enceintes haut de gamme Devialet, dans laquelle la société a dû réinvestir début 2025 pour la sortir d’une procédure de conciliation. Le fonds avait réalisé ses premiers pas grâce au soutien financier de Naver, considéré comme le Google coréen, qui avait abondé son premier véhicule à hauteur de 200 millions d’euros. Korelya avait ensuite levé un autre fonds de 260 millions d’euros entre 2021 et 2024 en allant aussi taper à la porte d’autres souscripteurs coréens et européens.
Il y a deux ans, l’entreprise avait annoncé sa volonté de créer un autre fonds pour se diversifier vers des pépites du « lifestyle », l’objectif étant d’investir dans des marques émergentes incarnant de nouvelles tendances de consommation. Un mouvement stratégique qui s’est traduit par le recrutement comme associée de Julie Roze, transfuge d’Aglae Venture (fonds de capital-risque de la famille Arnault) et d’autres profils venus d’Eurazeo Brands et de l’investisseur belge Verlinvest.