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Transports - Auto

Location de voitures en ligne : Virtuo en panne sèche

Malgré le soutien de Bpifrance et de plusieurs gros fonds, la start-up a vu son activité s’effondrer. En redressement judiciaire, elle cherche un repreneur.

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IVANKO BRNJAKOVIC / ivanko80 - stock.adobe.com

Sortie de route pour Virtuo. Créée en 2016 par Karim Kaddoura et Thibault Chassagne, cette start-up devait révolutionner le marché de la location de voiture. Avec elle, plus besoin de faire la queue en agence, tout se fait depuis le smartphone, à condition d’avoir téléchargé l’application et d’y avoi...

Après une première start-up commune, Neowebcar, revendue à l’Argus, Karim Kaddoura et Thibault Chassagne avaient pourtant réussi à boucler plusieurs levées de fonds pour soutenir Virtuo. Mi-2021 encore, ils avaient décroché 80 millions d’euros auprès d’Axa Venture Partners, Bpifrance, Alpha Intelligence Capital, H14 et des actionnaires historiques, Balderton Capital, Iris Capital et Raise Ventures. Et c’est sans compter les prêts : fin 2022, une nouvelle ligne bancaire de 40 millions d’euros avait été tirée auprès de BNP Paribas pour augmenter la flotte de véhicules stationnés dans des gares surtout, mais aussi les aéroports (Nice, Toulon) et ailleurs.

Mais l’activité de Virtuo a sérieusement dérapé l’an dernier. Malgré un beau volume de contrats signés à Aix-en-Provence, Avignon, ou Lyon - Paris restant tout de même de loin son principal marché -, son chiffre d’affaires a dégringolé de 33 %, tombant de presque de 33 millions d’euros en 2023 (+9% comparé à 2022) à 22 millions en 2024. La start-up n’emploie plus que 60 personnes en France, alors qu’elle revendiquait 200 salariés fin 2022, en comptant 5 autres pays d’implantation qui n’apparaissent plus sur sa plate-forme en ligne (Italie, Espagne, Allemagne, Angleterre, Belgique).

Reste à savoir qui se positionnera pour sa reprise, l’administrateur judiciaire espérant des réponses d’ici mi-mars. Certains de ses concurrents directs, nombreux (Getaround, l’appli Sixt, EasyGo, Free2Move, Toosla etc), pourraient être intéressés. À moins qu’un des fonds très investi ne fasse une offre de peur de tout perdre…