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Continuer la lectureLa SNCF accélère l’ouverture de capital de Fret SNCF
La compagnie ferroviaire a mandaté deux banques d’affaires pour réorganiser le tour de table de son activité fret, conformément aux exigences de Bruxelles.
Le dossier est en haut de la pile qu’a trouvée Jean Castex en prenant ses fonctions de PDG de la SNCF : il doit impérativement être réglé cette année. La compagnie ferroviaire a jusqu’à fin 2026 pour ouvrir à un actionnaire extérieur le capital de ses activités de fret, réunies dans la holding Rail Logistics Europe (RLE). C’est un engagement pris auprès de la Commission européenne, le dernier du « plan de discontinuité » de l’ex-Fret SNCF négocié avec Bruxelles. Souvenez-vous, en 2023, l’Europe dénonçait la prise en charge récurrente des pertes de l’entreprise par le groupe SNCF entre 2007 et 2019. Un apport de 5 milliards d’euros sur la période que la Commission considérait comme une aide d’État illégale dans un secteur ouvert à la concurrence. Face au risque que le leader français du fret ferroviaire se retrouve au tapis en devant rembourser la totalité des montants perçus, Paris avait préféré éviter un lourd contentieux et donc lâché toute une série de concessions devant aboutir à un « big bang » chez Fret SNCF. L’entreprise a été contrainte d’abandonner 23 contrats de transports au profit de ses concurrents et, surtout, de se scinder en deux, avec la création au 31 décembre 2024 d’Hexafret, opérateur de transport, et Technis, mainteneur de locomotives. Dernière obligation posée par Bruxelles : faire entrer un investisseur avant la fin de l’année au capital de la holding fret RLE.