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Continuer la lectureL’identité d’une victime de Nice usurpée 4 000 fois, une mission sur le fret... les télex de l’Informé
Les dernières brèves exclusives de la rédaction.
Publié : 13/02/2026 à 10:23 - Mis à jour : 13/02/2026 à 10:26
► Fret. Bercy et le ministère des transports envisagent une remise à plat des soutiens publics au transport ferroviaire et fluvial de marchandises, tout en conservant l’objectif de report des flux routiers. Le gouvernement a consenti un effort budgétaire de 370 millions d’euros en 2025 à cette politique, et il s’est engagé sur une pérennisation de cette ligne budgétaire jusqu’en 2030. Il reconnaît toutefois que la part de marché du fret ferroviaire dans le transport de marchandises stagne (10,2 % en 2022 contre 10,5 % en 2017) de même que celle du transport fluvial (2 % contre 6,8 % en Allemagne). Une mission a été confiée fin décembre à l’Inspection générale des finances (IGF) et à l’Inspection générale du développement durable (IGEDD) pour obtenir, d’ici fin avril, « des propositions visant à rationaliser les aides octroyées au secteur ». La lettre de mission est signée par les ministres de l’économie, Roland Lescure, du budget, Amélie de Montchalin (en fonction jusqu’à sa prise de poste à la Cour des comptes, le 23 février) et des transports Philippe Tabarot. Selon le document qu’a pu consulter l’Informé, les ministres réclament des pistes de réglementation nouvelles (sans budget supplémentaire donc) pour relancer l’attractivité du fret ferroviaire et fluvial. Ils veulent en particulier savoir dans quelle mesure il serait possible d’obliger les donneurs d’ordre à utiliser ces modes de transports. La mission devra en particulier recueillir des propositions des secteurs de la chimie et de l’agriculture pour approfondir la décarbonation de leur logistique. Contacté, le ministère des transports n’a pas répondu à nos questions. Thierry Mestayer
► Données personnelles. Le phénomène est d’une ampleur insoupçonnée. Dans une demande de déréférencement adressée à Google, l’Office anti-cybercriminalité (OFAC) et la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) ont relevé que la carte d’identité de Ludovic Rodier, un adolescent tué lors de l’attentat de Nice en 2016 « circule sur internet depuis plusieurs années ». La copie de cette pièce est même « utilisée par des individus peu scrupuleux pour commettre une usurpation d’identité ». Le Parisien a révélé qu’un fraudeur avait récemment présenté ce document lors d’un contrôle dans le RER D à hauteur de Corbeil-Essonnes. Selon nos informations, les faits sont en réalité beaucoup plus massifs : « la SNCF a compté plus de 4 000 procès-verbaux établis par leurs services au nom de Ludovic Rodier, sur présentation d’une capture de la carte nationale d’identité », indique la notification adressée par les autorités à Google, où on apprend aussi que la compagnie ferroviaire a déposé plainte pour escroquerie. Contactés, l’OFAC, la DNPJ et la SNCF n’ont pas répondu à nos sollicitations. Marc Rees