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Continuer la lectureOrange cherche à se retirer de Russie
À la suite de l’invasion de l’Ukraine, l’opérateur avait choisi de maintenir ses services, notamment pour les ONG et représentations diplomatiques. Plusieurs options sont à l’étude.
Près de quatre ans après le début de la guerre en Ukraine et différents paquets de sanctions internationales prises contre Moscou, Orange examine plusieurs options pour sortir de Russie. Selon nos informations, une vente ou une fermeture pure et simple de l’activité sont actuellement étudiées pour cl...
Dès le début du conflit, l’opérateur de télécommunications, dont le premier actionnaire est l’État, avait annoncé interrompre toute nouvelle relation commerciale dans le pays ainsi qu’en Biélorussie tout en assurant la continuité de service auprès des clients existants. Une situation qu’a maintenue Christel Heydemann, la directrice générale d’Orange, depuis sa nomination en avril 2022. Parmi les 800 collaborateurs sur place, les salariés non russes ont quitté le pays pour assurer leur sécurité, laissant les collègues locaux s’occuper des affaires courantes.
Ce statu quo devait aussi permettre à l’opérateur d’assurer ses prestations auprès d’entités publiques et diplomatiques internationales, des organisations non gouvernementales (ONG) et des grandes entreprises. « On ne pouvait pas les laisser sans réseaux », indique un proche du dossier. Le retrait voulu aujourd’hui doit maintenant se faire dans le respect du cadre réglementaire. Le comité des sanctions économiques et trade control d’Orange suit d’ailleurs l’évolution de la réglementation internationale et jauge les risques pour le groupe depuis plusieurs années concernant la Russie.
L’impact financier devrait être limité. L’essentiel de son activité provient de sa filiale locale dédiée aux entreprises, LLC Orange Business Services, qui « représente moins de 1 % des revenus d’Orange Business (ndlr : 7,77 milliards d’euros dans le monde en 2024) », assure l’opérateur qui ne souhaite faire aucun commentaire supplémentaire sur le sujet. Le groupe est aussi présent à Moscou via Globecast Moskova, spécialisée dans la diffusion de contenus vidéo. Celle-ci semble être toujours en activité et a même enregistré un chiffre d’affaires de 1,63 million d’euros en 2024 pour une perte de 384 000 euros, selon les derniers éléments financiers connus. Mais la mise en vente de Globecast fin 2025 devrait régler le cas de la filiale.