Transports - Auto

Le fonds Argos Wityu cherche un acheteur pour l’électronicien Agon

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Une banque d’affaires a été mandatée pour monter une nouvelle opération de LBO sur ce sous-traitant industriel très exposé à l’aéronautique-défense.

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niyazz - stock.adobe.com

Quel point commun peut-on trouver entre des programmes d’Airbus ou de Thales, des convertisseurs à énergies utilisés dans des véhicules à hydrogène ou encore le coeur artificiel de Carmat ? Tous ont recours au savoir-faire de l’électronicien français Agon et de ses 1 400 salariés. Les prochains mois s’annoncent chargés pour le sous-traitant : à l’heure où la cadence de production monte dans l’aéronautique et la défense, ses principaux débouchés, le spécialiste des cartes et des boîtiers pour systèmes électroniques complexes doit aussi s’atteler à un changement d’actionnaire. Majoritaire depuis début 2022, le fonds d’investissement Argos Wityu lance la vente de sa participation sous l’égide de la banque d’affaires Lincoln International, a effectivement appris l’Informé.

Agon semble promis à une nouvelle opération de LBO, dont la préparation reposerait notamment sur un audit préparé par le cabinet de conseil en stratégie Archery. Un certain nombre de fonds seraient déjà sur les rangs : parmi les noms de candidats plus ou moins sérieux qui circulent figurent ceux d’Adagia, de Naxicap Partners, de Capza, du belge CNP (holding rattachée à la galaxie Albert Frère) voire d’Ardian. Le calendrier prévoirait que le premier tour des enchères se termine en juin avec la remise d’offres indicatives.

Difficile à ce stade d’estimer précisément à quel prix Agon pourrait changer de mains. Mais l’opération devrait entériner la montée en puissance du groupe. Selon nos informations, ce dernier tablerait pour 2025 sur un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros pour un Ebitda d’une trentaine de millions d’euros… Une prouesse alors qu’elle ne réalisait qu’environ 50 millions de ventes en 2022 quand Argos Wityu en avait pris le contrôle. L’investisseur était alors arrivé aux manettes de ce qui était un groupe familial constitué de plusieurs entités dont FEDD, la principale. Il en a alors confié le pilotage à un ancien dirigeant de Safran Aircraft Engine, Bruno Picquart, Agon a depuis racheté un petit sous-traitant électronique de la filière italienne, Mios Elettronica (6 millions d’euros de ventes), mais aussi et surtout Tronico. Cette acquisition a amené Agon à changer de catégorie, puisque la cible était plus grosse que lui, avec un peu plus de 100 millions de chiffre d’affaires et 900 salariés.

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