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Continuer la lectureSébastien Soriano veut rempiler à l’IGN
Nommé directeur général de l’Institut national de l’information géographique et forestière en 2020, l’ancien président du gendarme des télécoms est candidat à sa propre succession. S’il est reconduit, il souhaite faire aboutir un jumeau numérique de la France et de ses territoires.
Un second round pour Sébastien Soriano ? Le directeur général de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) vient de se porter candidat à sa propre succession alors que son mandat viendra à échéance fin décembre, a appris l’Informé. Il dirige depuis quatre ans maintenant cet établissement public de 1 600 collaborateurs, connu pour ses fameuses cartes et chargé de produire, croiser, traiter les données et images géographiques du territoire français. L’ex-président du gendarme des télécoms, l’Arcep, a fait part de son souhait de rempiler auprès du Commissariat général au développement durable (CGDD). Ce sera à la ministre de la transition écologique Agnès Pannier-Runacher de proposer un nom qui sera avalisé en conseil des ministres.
Pour ce second mandat éventuel, Sébastien Soriano souhaiterait faire aboutir un projet de jumeau numérique de la France et de ses territoires, co-développé avec l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria) et le Cerema, organisme qui accompagne les territoires dans le changement climatique. Ce futur outil doit permettre aux maires et collectivités de réaliser des simulations dans différents domaines : transition énergétique, aménagement du territoire, gestion des ressources agricoles et forestières… à l’aune du réchauffement climatique. Il sera alors possible de simuler et d’observer les effets de certains choix sur une période de 20 à 30 ans.
Le candidat Soriano défend aussi une utilisation renforcée de l’intelligence artificielle, l’IGN comptant aujourd’hui 30 ingénieurs spécialistes. Cette technologie est déjà mobilisée pour automatiser la création d’une base de données destinée à décrire l’occupation du sol de l’ensemble du territoire. Cette base doit offrir une couverture complète d’ici à 2025 pour permettre le suivi de l’artificialisation des sols préjudiciables à la biodiversité. Contacté, Sébastien Soriano a confirmé sa candidature mais n’a pas souhaité faire d’autres commentaires.