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Tech - Télécom

Patrick Drahi vend un jet, Leboncoin doit payer la taxe numérique... les télex de l’Informé

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Publié : 02/03/2026 à 16:54 - Mis à jour : 02/03/2026 à 18:01

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DANIEL PIER / NurPhoto via AFP

► Fiscalité. C’est confirmé, Leboncoin doit payer. Le tribunal administratif de Paris a estimé que les petites annonces du site tombaient bien dans le champ de la taxe sur les services numériques (TSN). Adopté en 2019, ce dispositif s’applique aux multinationales vivant de la publicité ciblée ou de commissions prélevées lors de transactions entre particuliers qui réalisent plus de 25 millions d’euros de chiffre d’affaires dans l’Hexagone et 750 millions d’euros au niveau mondial. Après une vaine tentative de rescrit auprès du ministre des finances et des comptes publics, Leboncoin avait, en 2023, contesté devant la juridiction le fait de devoir régler cette dîme de 3 % de son chiffre d’affaires prévue par l’article 299 du Code général des impôts (applicable à la date des faits). Son argument ? Les petites annonces qu’il héberge et dont il facture parfois la promotion ne constituent ni de la publicité ciblée ni un service d’intermédiation, notamment parce que certains achats se font hors du site. Si le tribunal lui a donné raison sur le terrain du ciblage, il juge que son activité principale réside bien dans la mise à disposition d’ « une interface numérique permettant aux utilisateurs d’entrer en contact pour acheter ou vendre des biens ». Une caractéristique suffisante pour justifier le paiement de la TSN. Contacté, leboncoin n’a pas souhaité commenter ce dossier, en particulier sur l’éventualité d’un recours contre ce jugement. En 2023, le site avait subi un redressement fiscal de 39 millions d’euros pour le non-paiement de cette taxe. Sur le sujet, la plateforme est aussi intervenue jusque devant le Conseil constitutionnel. Le 12 septembre 2025, ce dernier a jugé le cœur de cette contribution obligatoire conforme à la Constitution. Marc Rees

Télécoms. Patrick Drahi a discrètement revendu un de ses jets privés. Fin 2021, le milliardaire avait acheté pour 21,5 millions de dollars, via sa holding Altice Luxembourg, un Challenger 350 du constructeur canadien Bombardier, capable d’accueillir jusqu’à dix passagers. L’opération avait été financée par un prêt de 16 millions de dollars accordé par BNP Paribas. L’appareil, qui a été livré au printemps 2023, a été revendu avec une légère plus-value, pour 24 millions de dollars. En parallèle, le magnat des télécoms avait aussi acheté fin 2021 un Bombardier Global 7500 pour 61,7 millions de dollars, via sa holding personnelle Manjet immatriculée à l’île de Man. Mais il n’avait pas payé la TVA dessus, ce qui lui a valu un contrôle des douanes, comme l’avait révélé l’Informé. Ces appareils ont remplacé deux jets achetés précédemment par Manjet : un Falcon 7X de Dassault acquis en 2014 pour 30 millions de dollars, puis un Global 6000 de Bombardier en 2017 pour 35 millions de dollars. Les deux avaient été mis en leasing auprès du Crédit suisse. Jamal Henni