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Le filtre national de cybersécurité programmé pour septembre

Après bien des retards, le gouvernement a notifié à la Commission européenne le projet de décret sur le dispositif anti-arnaques qui permettra aux autorités de faire bloquer un site web suspect.

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MONIKA SKOLIMOWSKA / dpa Picture-Alliance via AFP

Le ciel se dégage (enfin) pour le filtre national de cybersécurité. D’abord baptisé « anti-arnaque », ce dispositif promis par Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle en 2022 doit alerter les internautes qui souhaitent se rendre sur un site malveillant connu (usurpation d’identité, collecte illicite des données à caractère personnel, piratage informatique, arnaques au paiement). Un « engagement qui sera tenu », insistait le chef de l’État dans un tweet posté en mai 2023. Sur le papier, tout était prévu. Alors ministre du numérique, Jean-Noël Barrot avait annoncé un démonstrateur pour la Coupe du monde de Rugby de septembre 2023, remplacé par un dispositif pleinement opérationnel pour Jeux olympiques de 2024. En prévision, le projet fut officialisé par la loi du 21 mai 2024 visant à sécuriser et réguler le numérique (SREN) du 21 mai 2024, mais sans grandes avancées depuis, sauf une rapide mention dans la nouvelle stratégie nationale de cybersécurité pour les années 2026 à 2030. Dans un projet de décret tout juste notifié à la Commission européenne, le gouvernement Lecornu annonce désormais une nouvelle date d’entrée en vigueur au 1er septembre 2026.