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Continuer la lectureHôtellerie de luxe : Rodolphe Saadé s’étend à Saint-Tropez
Le patron de CMA CGM a mis sur la table 26 millions d’euros pour pousser les murs de son établissement 5 étoiles : Le Yaca.
Après avoir mis la main sur Le Yaca, un des rares hôtels 5 étoiles installé au cœur de Saint-Tropez, Rodolphe Saadé s’étend dans la vieille ville... Selon nos informations, le PDG de CMA CGM, également patron de presse (BFM, La Tribune, La Provence), a déboursé un peu plus de 26 millions d’euros pour...
Ces dernières emplettes, réalisées par l’intermédiaire de différentes sociétés détenues par Rodolphe Saadé, doivent toutes servir à renforcer le réseau « Villas by Le Yaca », des hébergements de luxe que l’établissement développe un peu partout dans la ville. Certaines de ces propriétés étaient déjà louées et exploitées par l’hôtelier avant que leurs murs ne soient rachetés. C’est le cas de la Villa du Portalet, située rue du Portalet, des deux résidences de la rue Jarlier ou encore de la Villa du Prince de Lignac, rue de la Citadelles, où Rodolphe Saadé vient aussi de déloger une boutique historique de quartier pour y installer une salle de fitness de près de 50 mètres carrés. L’investisseur a aussi ouvert une nouvelle antenne : la Villa des Quatre Vents, rue des Quatre vents, tout juste inaugurée. Un peu plus excentrés, plusieurs appartements achetés au sein d’un immeuble de l’avenue Paul Roussel, derrière la place des Lices, n’ont pas encore de destinations définies… Ces adresses acceuilleront-elles de nouvelles extensions de l’hôtel ? Ou serviront-elles plutôt à loger des saisonniers ? Comme tous les hôteliers, Le Yaca, qui compte une bonne centaine d’employés, cherche des solutions au problème…
Un don de 500 000 euros à la mairie de Saint-Tropez
Une chose est sûre : avec cinq villas et une salle de sport désormais exploitées au sein de ses propres murs, l’hôtel 5 étoiles peut espérer booster son chiffre d’affaires. En juillet, la plus petite villa de la collection Yaca - deux chambres -, se loue environ 3 400 euros la nuitée. A contrario, la plus vaste, équipée de quatre pièces à coucher, est proposée près de 8 000 euros sur la même période. Des offres de villégiature très haut de gamme, qui complètent celle du 5 étoiles (entre 1 000 et 1 600 euros la nuit en juillet pour les chambres premiers prix) et de l’hôtel Le Y, une extension 4 étoiles du Yaca (à partir de 1 000 euros la nuitée).
Et pour les pros de l’immobilier local, aucun doute, le milliardaire n’arrêtera pas là son expansion. Bien sûr, la concurrence est rude : les agents enregistrent actuellement dix demandes d’investisseurs par mois pour des établissements en centre-ville. Mais les règles d’urbanisme local sont plutôt favorables à l’armateur. « Il y a quelques années, la mairie de Saint-Tropez a interdit les ouvertures de tout nouvel établissement en ville, explique un expert de l’hôtellerie local. La seule possibilité pour s’y développer est d’y posséder un premier ancrage, ce qui correspond tout à fait à la situation de Rodolphe Saadé. »
Pour ne rien gâcher, l’homme d’affaires sait y faire avec la mairie de Saint-Trop. Fin 2024, avant même de convoiter Le Yaca, le groupe CMA CGM s’était montré particulièrement généreux avec la commune en proposant un don de 500 000 euros pour financer son nouveau centre culturel la Renaissance, place des Lices. Cette subvention, approuvée en conseil municipal, vise précisément à soutenir la création d’une salle de spectacle de 260 places et d’un cinéma d’une capacité de 160 places. Un vaste chantier, à 7,6 millions d’euros, dont l’ouverture est envisagée pour le premier trimestre 2028.
Contactée, la direction de l’hôtel n’a pas répondu à nos sollicitations. Pas plus que la holding familiale Merit France investissements de Rodolphe Saadé qui avait acquis l’établissement fin 2024.