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Continuer la lectureL’éditeur de logiciels de gestion Talentia Software cherche un nouvel actionnaire
Détenu par le fonds Argos Wityu depuis 2015, le petit concurrent de Cegid a migré vers un modèle d’abonnements ces dernières années.
Talentia Software espère bientôt accueillir un nouvel actionnaire. Selon nos informations, le fonds d’investissement Argos Wityu cherche à céder la participation majoritaire qu’il détient dans cet éditeur de logiciels de ressources humaines et de comptabilité depuis 2015. Le financier a mandaté la boutique de conseil en fusions-acquisitions Lincoln International pour piloter la mise en vente de cette PME d’une soixantaine de millions d’euros de chiffre d’affaires, concurrente de l’américain Sage et du français Cegid.
Les dernières années n’ont pas été de tout repos pour Talentia Software. Si ses revenus sont restés relativement stables, l’entreprise a dû opérer une mutation de taille : migrer d’un modèle économique basé sur la vente de licences vers un schéma d’abonnements. Ce système, appelé « software as a service » (SaaS), implique que les entreprises clientes utilisent un logiciel hébergé sur le cloud, à distance, l’intérêt étant aussi de faciliter les mises à jour et la maintenance. Si le modèle offre à l’éditeur une plus grande régularité des revenus et une meilleure prévisibilité de sa rentabilité et de ses cash-flows, sa mise en place n’est pas chose aisée. Dans le milieu, le passage d’un modèle à l’autre est d’ailleurs même qualifié de « vallée de la mort ». « Chez Talentia Software, cette transformation a été déclenchée assez tardivement. Le premier LBO de l’entreprise de 2011 à 2015 aux côtés du fonds de LBO du CIC a retardé le mouvement en raison d’un endettement trop important », relève un connaisseur du secteur. La migration s’est donc effectuée progressivement sous l’impulsion d’Argos Wityu.
Pour piloter l’entreprise, le fonds a choisi en 2019 de faire confiance à Pierre Polette, qui avait dirigé Lexsi, un spécialiste de la sécurité des systèmes d’informations revendu à Orange Cyberdéfense en 2016. Le nouveau patron avait pris la suite de Viviane Chaine-Ribeiro, au profil plus politique et aux multiples mandats (au Syntec ou encore au Medef).