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Continuer la lectureCybersécurité : le gouvernement lance un méga appel d’offres de 500 millions d’euros
Quatre grands acteurs du secteur se sont regroupés en consortium pour décrocher le marché du conseil et de la formation au bénéfice des différents ministères.
La décision sera prise au printemps mais on connaît déjà le nom de plusieurs candidats à l’énorme appel d’offres cyber lancé par l’État en septembre. Selon nos informations, un consortium composé de Capgemini, Thales, Atos (via son entité Eviden) et HeadMind Partners vient de se positionner sur ce do...
Cet appel d’offres porte sur 4 ans et se décompose en deux lots distincts de 250 millions d’euros maximum chacun : le premier prévoit une prestation de conseil, d’expertises et de formation cyber et le second porte sur des audits et tests de conformité. « L’examen des candidatures est en cours, il se poursuivra par un dialogue compétitif avec les candidats retenus, indique le ministère de l’Agriculture à l’Informé. L’objectif est de notifier le marché en avril 2024. » Actuellement, il est détenu par le groupe canadien CGI et la société française Wavestone.
Les quatre membres du consortium, candidat uniquement au premier lot, ont un point commun : ils ont accepté de participer au financement du Campus Cyber, l’établissement voulu par Emmanuel Macron pour mettre en avant les compétences tricolores en la matière. Situé dans le quartier de la Défense, il rassemble plus de 130 sociétés du secteur et le groupement s’est même engagé à sous-traiter le volet formation à deux autres membres du Campus, l’école Epita et HS2, la société d’Hervé Schauer.
Mezza voce, Capgemini et ses alliés ne cachent pas que ce gigantesque marché serait un renvoi d’ascenseur bienvenu à leur soutien au campus. Ils ont d’ailleurs obtenu l’appui du président de ce lieu symbole, Michel Van Den Berghe. Dans une lettre accompagnant le dossier de candidature, ce dernier rappelle qu’« afin de prolonger de manière cohérente la vision stratégique » à l’origine du Campus, quatre membres fondateurs « ont fait le choix de s’allier ». Une union « qui fait pleinement écho à l’impérieuse nécessité (...) de renforcer durablement l’écosystème français de cybersécurité. » La missive précise que les formations et les campagnes de sensibilisation pourront se tenir au Campus à Paris mais également en région. Un moyen de faire vivre ce lieu dont l’État est également actionnaire à hauteur de 39 %. Aucun des membres du consortium n’a souhaité s’exprimer sur une procédure en cours.
Ce courrier fait référence au plan France 2030 qui vise à développer la filière en soutenant des initiatives. Une stratégie nationale d’accélération pour la cybersécurité prévoit d’allouer plus d’un milliard d’euros à des projets dans l’objectif de faire du pays un des leaders mondiaux du secteur.