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Continuer la lectureL’État trouve une directrice des affaires publiques pour les supercalculateurs rachetés à Atos
Offre professionnelleLe groupe informatique vient de céder cette activité stratégique, exploitée notamment dans le cadre de la dissuasion nucléaire.
410 millions d’euros : c’est le montant que l’État a accepté de verser à Atos en juin dernier pour récupérer ses supercalculateurs. Ceux-ci étaient détenus par Eviden, une filiale du géant informatique, plus particulièrement au sein d’une division baptisée Advanced Computing. Cette somme intègre 110 ...
Cette diplômée de Sciences Po, passée par Radio France et RTL Group, a également travaillé pour l’Ambassade de France au Canada puis en Allemagne, avant de rejoindre Atos à Berlin en 2020. Son profil international a donc su séduire le boss de la nouvelle structure. Et pour cause : le business des supercalculateurs est particulièrement sensible au niveau géopolitique, Atos étant le seul constructeur européen de ces technologies utilisées dans des centres de recherche scientifique et notamment pour la dissuasion nucléaire et les simulations d’essais.
Le 31 juillet dernier, le ministre de l’économie Éric Lombard avait salué une « inflexion stratégique portée activement par la France », pour que « les activités industrielles stratégiques et les technologies clés demeurent entre les mains de la Nation ». Advanced Computing livrera d’ailleurs prochainement Jupiter, le supercalculateur le plus puissant jamais fabriqué en Europe.
En revanche, la société a été écartée d’un nouveau contrat avec le ministère des armées qui lui a préféré un duo formé par le français Orange et l’américain HPE (Hewlett-Packard Enterprise) pour un supercalculateur destiné à l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (Amiad). Cette décision n’avait pas manqué de courroucer Philippe Salle, le PDG d’Atos, lors de son audition au Sénat le 22 avril dernier. « Nous avons en effet perdu un contrat. Il est important de comprendre les enjeux qui se jouent entre les trois principaux acteurs mondiaux [avec HPE et Lenovo, ndlr] dans le domaine des supercalculateurs, avait-il déclaré. C’est en effet une question de souveraineté pour la France et, au-delà, pour l’Europe. Il faut bien comprendre que nous ne pouvons pas jouer sur le terrain de nos concurrents. En revanche, eux viennent jouer chez nous et nous sommes suffisamment stupides pour les laisser faire. »
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