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Santé

Hôtellerie-restauration : l’UMIH va lancer sa propre mutuelle

Le principal syndicat du secteur veut séduire les professionnels qui trouvent leur offre actuelle trop chère et dysfonctionnelle.

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Rebondissement pour les professionnels de la restauration. Alors que les dysfonctionnements se poursuivent au sein de la mutuelle la plus utilisée dans le métier, gérée par Klesia et Malakoff Humanis, l’UMIH s’apprête à lancer sa mutuelle « maison ».

L’offre du principal syndicat du secteur sera présentée début septembre à tous les départements de la confédération, assure à l’Informé Eric Abihssira, président de la commission sociale de l’UMIH et vice-président de la confédération. Selon nos informations, elle sera 10 % moins chère que l’offre HCR Bien-Être actuelle, gérée par Vivinter (groupe Diot-Siaci) pour Klesia et MH, proche de 47 euros par mois. Pour mémoire, les institutions de prévoyance avaient poussé pour une forte hausse des tarifs. Ceux-ci avaient bondi de 67 %, passant de 28 euros en 2023 à 46,96 euros en 2024, provoquant une levée de boucliers de la part des syndicats patronaux ainsi que des poursuites judiciaires.

Opérée par le courtier Colonna, l’ancien contractant évincé dans des conditions rocambolesques, cette nouvelle mutuelle/prévoyance doit répondre au cahier des charges défini par l’UMIH. La confédération s’est alliée à un autre syndicat du secteur, le Groupement National des Chaînes Hôtelières, et le cabinet de conseil en actuariat Optimind (Accenture) a été chargé d’une étude d’impact pour préciser les besoins. Parmi les autres partenaires, Medadom devrait assurer l’offre de téléconsultations et les adhérents auront par exemple accès aux centres de soin de la Mutualité Française.

La nouvelle mutuelle « maison » de l’UMIH pourrait séduire les nombreux professionnels lassés par les bugs à répétition de l’actuelle plateforme de Klesia et Malakoff Humanis gérée par Vivinter. Ils se plaignent notamment de coups de fil sans réponse et de cartes défectueuses.

L’UMIH veut aussi accompagner le lancement de cette offre d’une campagne de communication « expliquant son projet politique », afin de susciter des adhésions. Le lancement s’inscrit en effet dans une phase délicate pour le syndicat patronal. Entre l’inflation de l’électricité et des prix alimentaires, le nombre de défaillances menace de faire chuter le nombre de ses adhérents en 2024. La confédération est aussi à la recherche de nouvelles sources de revenus alors que la rupture du partenariat avec Klesia et Malakoff Humanis a grevé ses ressources annuelles de près de 300 000 euros par an.

Conscient de cette contre-offre en préparation, les représentants de Klesia et Malakoff Humanis ont tenté d’amadouer les directions départementales de l’UMIH ces derniers mois. Des opérations séduction sous forme de parrainages d’événements ou de subventions pures et simples.  « Je connais bien le représentant de Klesia, il est venu me voir et il m’a proposé de financer ma section à hauteur de 10 000 euros, en échange de quoi je devrais pousser pour leur solution HCR Bien-Être » s’amuse un président départemental.