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Continuer la lectureVivendi cède une filiale, Gamestream intéresse Radian Arc, Canal+ obtient de nouveaux blocages... les télex de l’Informé
Les dernières brèves exclusives de la rédaction.
Publié : 17/09/2024 à 15:39 - Mis à jour : 18/09/2024 à 11:49
► Sports. Vivendi a discrètement revendu Vivendi Sports, une filiale créée en 2018. Initialement organisatrice de compétitions sportives en Afrique (notamment la ligue africaine de MMA Ares), cette société s’était ensuite limitée à des prestations de conseil et de « servicing » (maintenance). Pour un résultat mitigé : son chiffre d’affaires a culminé à 2,3 millions d’euros en 2022 et elle n’a jamais gagné d’argent, cumulant 13,6 millions de pertes en cinq ans. Elle était financée par des avances de son actionnaire, qui s’élevaient à 17 millions d’euros fin 2022. Lors de la cession, Vivendi a encaissé un produit net de 167 400 euros (dont 32 600 euros pour la vente des actions) et enregistré une perte de 15,1 millions d’euros (correspondant à l’abandon des avances effectuées). La structure a été rebaptisée Bowency et reprise par son directeur général Robins Tchale Watchou. Ce rugbyman camerounais, qui a notamment évolué à Perpignan et Montpellier, est depuis 2014 président du syndicat national des joueurs de rugby Provale et, à ce titre, membre du comité directeur de la Ligne nationale de rugby. Lorsque Vivendi l’avait recruté en 2018, le comité fédéral d’éthique et de déontologie du rugby français avait jugé qu’il y avait un conflit d’intérêts avec la diffusion du Top 14 par Canal+ et recommandé qu’il quitte son poste chez Vivendi Sports, ce qu’il n’avait pas fait. J.H.
► Jeux vidéo. Actuellement en redressement judiciaire, Gamestream, la plateforme de cloud gaming distribuée via des opérateurs télécoms, a attiré un second repreneur. Après le spécialiste français du divertissement Netgem (l’Informé du 9 septembre), il s’agit du groupe australien Radian Arc : grâce à une infrastructure de serveurs dotés de puces graphiques, ce content delivery network (CDN) permet de jouer en ligne sans ordinateur, ni console. Soutenue par le géant des processeurs AMD ou encore l’éditeur japonais Square Enix, la start-up propose 20 000 euros et le maintien de 12 salariés sur 39. Le tribunal de commerce doit rendre son avis dans les prochains jours. E.P.
► Internet. Le Groupe Canal+ et la société d’édition de Canal Plus (SECP) ne lèvent pas le pied. Le 12 septembre, ils ont une nouvelle fois fait bloquer par la justice une quarantaine de sites pirates pour protéger leurs droits audiovisuels sur le Grand Prix Moto (qui s’achève le 17 novembre) et le championnat du monde de Formule 1 (organisé jusqu’au 8 décembre). Les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) avaient déjà dû bloquer une série d’adresses dans des décisions rendues en juin 2024. La chaîne payante a cette fois voulu impliquer Google, Cisco et Cloudflare, en tant que fournisseurs de Domain Name System (DNS), une solution qui convertit les noms de domaine en adresse IP. Avec elle, les internautes astucieux peuvent contourner le blocage chez les FAI en optant pour les offres respectives de ces trois géants : (Google public DNS, Open DNS ou DNS Cloudflare). À la barre, les trois sociétés ont fait valoir qu’un tel blocage serait onéreux, complexe et même peu efficace, mais sans convaincre le tribunal. Pour les juges, l’existence d’autres solutions alternatives, « même potentiellement plus simples, plus efficaces ou moins coûteuses », est sans incidence sur la faculté de la chaîne à défendre ses droits. M.R.
Jamal Henni, Emmanuel Paquette et Marc Rees.