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Continuer la lectureNicolas Canteloup mal embarqué dans son nouveau duel contre Jacques Myard
L’humoriste se retrouve à nouveau devant la justice face au maire de Maisons-Laffitte, cette fois pour s’opposer à la construction de logements à côté de sa maison.
[Mise à jour du 22 octobre 2024] : Le 14 octobre, le Conseil d’Etat a rejeté le pourvoi de Nicolas Canteloup et de Galop Sport France, aucun des moyens qu’ils invoquaient n’étant de nature à permettre son admission.
Décidément, Nicolas Canteloup s’est trouvé un adversaire retors. Habitant de la coquette commune de Maisons-Laffitte (Yvelines), l’imitateur est entré en guerre contre les initiatives immobilières du maire de la ville : l’élu LR Jacques Myard. En 2019 - nous l’avons raconté - le comique a d’abord cherché à acquérir un terrain également convoité par l’édile. Il est allé jusque devant les tribunaux… En vain. Aujourd’hui, la vedette de TF1, cavalier passionné, conteste un permis de construire accordé par la municipalité à proximité de son domicile et de ses installations équestres. Mais encore une fois, la bataille semble mal engagée : alors que Canteloup a porté son combat jusqu’au Conseil d’État, le rapporteur public vient de rendre, ce jeudi 12 septembre, des conclusions très défavorables. Le magistrat - généralement suivi par la juridiction - suggère un rejet du pourvoi formé par l’humoriste.
Pour être précis, l’affaire concerne un permis accordé par Jacques Myard le 25 octobre 2022 au promoteur immobilier Etimmo pour la réalisation d’un bâtiment collectif de trois logements. Un projet prévu dans la rue de Nicolas Canteloup, susceptible de nuire à l’intimité de la vedette. Alors avec Galop Sport France, la société d’entraînement et d’hébergement de chevaux qu’il détient avec sa fille Anouk, l’animateur a d’abord exercé un recours gracieux, refusé par le maire le 3 février 2023. Tenace, il a ensuite saisi le tribunal administratif de Versailles afin de faire annuler l’arrêté. Sans trop de succès : le 9 février 2024, les juges ont rejeté la quasi-totalité des arguments avancés par le comique et sa société. Un seul a bien été retenu : le projet contrevient au plan local d’urbanisme puisqu’il ne prévoit qu’un seul grand arbre à proximité des 9 futures places de stationnement, alors qu’il aurait dû en compter deux. Mais, si le tribunal a annulé l’arrêté, il a laissé cinq mois à la société Etimmo pour régulariser la situation et obtenir un nouveau permis de construire.
Déterminé, l’humoriste s’est donc pourvu en cassation devant le Conseil d’État, afin de faire bel et bien annuler l’arrêté et le permis de construire. La décision définitive devrait être rendue dans les semaines à venir.
Jacques Myard a refusé notre demande d’entretien. Le conseil de Nicolas Canteloup n’a quant à lui pas répondu à nos sollicitations.