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Médias - Culture

Les Anges de la téléréalité : pourquoi Arthur réclame une fortune à Cyril Hanouna. Partie 2

Second volet de notre enquête sur les déboires d’Arthur dans la téléréalité. L’animateur de TF1 reproche à son rival de C8 d’avoir nui à ses affaires. Il réclame 9 millions d’euros.

PARIS, FRANCE - MAY 07:  Jacques Essebag (Arthur) attends the French  Ligue 1 between Paris Saint-Germain FC and Stade Rennais FC at Parc Des Princes on May 07, 2014 in Paris, France.  (Photo by Xavier Laine/Getty Images)
PARIS, FRANCE - MAY 07: Jacques Essebag (Arthur) attends the French Ligue 1 between Paris Saint-Germain FC and Stade Rennais FC at Parc Des Princes on May 07, 2014 in Paris, France. (Photo by Xavier Laine/Getty Images) Xavier Laine / Getty Images

Après s’être écharpés à la télé, c’est au tribunal que les deux ennemis jurés du PAF vont en découdre. Selon nos informations, Arthur a assigné en justice Cyril Hanouna et son entreprise H2O Productions : l’animateur de TF1, à la tête du groupe Satisfaction, réclame 9 millions d’euros à son homologue...

Si dur, que l’homme d’affaires a vu dans cette séquence la manœuvre d’un concurrent. À l’écouter, l’objectif réel de Cyril Hanouna n’était pas d’informer ou de divertir le public, mais de nuire à son activité de producteur. Après tout, TPMP est possédé par Banijay, le groupe de Stéphane Courbit, et Hanouna est actionnaire de ce mastodonte. Or, Satisfaction et Banijay sont deux féroces rivaux, chacun essayant de vendre aux chaînes le plus d’émissions de flux, comme disent les pros, notamment des jeux et des programmes de téléréalité (L’île de la tentation, Fort Boyard…)...

Et ce n’est pas le premier coup de griffe du bateleur de C8 contre Arthur. En janvier 2021, Baba avait fustigé l’échec de son émission, District Z, en parodiant la scène finale du film de Georges Lautner, Le Professionnel. Dans cette séquence diffusée dans TPMP, Cyril Hanouna, grimé en Ara Aprikian, le directeur des programmes de la Une, donnait l’ordre par téléphone d’exécuter la star de TF1 en raison des audiences en baisse. « Il nous a fait plus de mal en trois semaines que Bernard Montiel en 20 ans, et Dieu sait qu’il nous a fait mal. (...) Il faut le stopper », criait-il dans le combiné. L’extrait se terminait par l’affiche du film renommé pour l’occasion L’amateur.

Invité sur Europe 1, Arthur est revenu sur ses relations houleuses avec son adversaire de C8 (sans mentionner son action en justice). « Il suffit d’écouter ce qu’il a pu dire sur moi pour se dire que, voilà, c’est pas mon meilleur ami ». Et d’ajouter, quand on lui rappelle qu’il a fait débuter Hanouna à la radio : « J’ai appris une chose dans ce métier et pas uniquement avec Cyril - je n’ai rien de particulier contre ce jeune homme - qu’il ne faut pas attendre une quelconque gratitude. »

De son côté, « Baba » estime avoir été trahi par son ancien ami de 20 ans. Son crime ? Avoir lancé, en 2016, un nouveau talk-show quotidien, Cinq à sept avec Arthur sur TF1, au même horaire que TPMP. Circonstance aggravante, il a même embauché quelques proches collaborateurs d’Hanouna, comme l’humoriste Cartman. Depuis, les relations entre les deux célébrités n’ont cessé de connaître quelques hauts mais surtout des bas. Les adversaires se sont pris le bec à nouveau l’an dernier sur les réseaux sociaux, après que l’équipe de TPMP a raillé les mauvaises audiences de Un flirt & une danse, une émission développée par Arthur. Ce dernier publie en réponse un message sur Instagram : « le Karma fera son travail. Il faut lui faire confiance ».

Le trublion de C8 y décèle aussitôt une « menace » et se défend en soulignant qu’il est naturel de critiquer les programmes quelle que soit leur chaîne de diffusion. Un argument qu’il ne manquera pas d’utiliser face au juge, celui de la liberté de la presse. Contactés à ce sujet, ni Cyril Hanouna, ni son avocat, n’ont répondu à nos multiples sollicitations. Quant à la porte-parole d’Arthur, elle préfère « ne pas commenter une affaire en cours ».

Ce procès s’ajoute aux deux autres intentés par l’ex-animateur de Fun Radio aux anciens producteurs des Anges (à qui il réclame 4,8 millions d’euros) et à NRJ12 (à qui il demande 6 millions d’euros). Au total, il espère donc récolter près de 20 millions d’euros, soit un montant trois fois supérieur à celui déboursé lors du rachat de la Grosse Équipe. De quoi transformer une mauvaise affaire en un jackpot…