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Médias - Culture

L'actrice Isild Le Besco fait condamner Weston sur fond de rupture amoureuse

La petite sœur de Maïwenn avait attaqué la marque de luxe en justice suite à une pub qui exploitait des photos prises par son ex conjoint, Nicolas Hidiroglou.

PARIS, FRANCE - FEBRUARY 11: Isild Le Besco attends the 27th
PARIS, FRANCE - FEBRUARY 11: Isild Le Besco attends the 27th "Trophees Du Film Francais" photocall At Palais Brongniart on February 11, 2020 in Paris, France. (Photo by Pascal Le Segretain/Getty Images) (Photo by PASCAL LE SEGRETAIN / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images/AFP) PASCAL LE SEGRETAIN / Getty Images via AFP

C’est fait ! Après des années de conflit, l’actrice et réalisatrice Isild Le Besco a obtenu gain de cause contre la marque de luxe J.M. Weston. Apparue entre autres dans Mon Roi, le film réalisé en 2015 par sa grande sœur Maïwenn, la comédienne avait porté plainte en 2018 contre la fameuse maison, connue pour ses mocassins et derbies vendus plusieurs centaines d’euros.

L’origine du litige entre Weston et Isild Le Besco remonte à 2013. Cette année-là, le chausseur lance sa première ligne pour femme et veut marquer le coup avec une égérie : Isild Le Besco. L’actrice pose devant l’objectif de son conjoint, Nicolas Hidiroglou, qui l’a déjà shootée pour Playboy en 2008. Le photographe et producteur, spécialisé dans la mode et la musique, travaille alors depuis trois ans pour Weston. La société dont il est actionnaire, Novel, vend les droits des clichés d’Isild Le Besco derbies aux pieds à l’agence de publicité Iconoclast. Cette dernière, qui s’occupe de monter la campagne, les cède à son tour à Weston. Puis les photos de la comédienne sont diffusées sur le site du chausseur et relayées, entre autres par l’édition belge du magazine Elle.

Seulement le contrat d’Isild Le Beso n’est jamais vraiment formalisé. L’égérie n’est rémunérée ni par Novel, ni par Iconoclast, ni par la maison de luxe. Cinq ans après sa séparation de Nicolas Hidiroglou, survenue en 2017, l’actrice s’estime donc lésée. Elle porte plainte contre Weston et contre la société de son ex-conjoint.

En septembre 2020, le tribunal judiciaire de Paris décide de débouter la jeune femme, estimant qu’elle avait volontairement consenti à participer à la campagne publicitaire puisqu’elle a posé chaussures au pied. Il juge que “la procédure n’a servi que de prétexte à un contentieux sans rapport avec la diffusion de l’image d’Isild le Besco”.

Son avocat, Matthieu Odin, porte l’affaire en appel. Avec succès, donc : la cour d’appel vient de condamner Weston, Novel et Iconoclaste à verser solidairement 5000 euros de dommages-intérêts à Isild Le Besco, plus 3.000 euros de frais de procédure. Une somme toutefois très inférieure à celle initialement demandée : 150 000 euros.

Condamnation de principe

A l’origine de cette décision? D’un côté, les magistrats d’appel ont jugé que l’actrice aurait « donné son accord pour que son image soit utilisée dans le cadre d’une campagne publicitaire de la marque Weston pour une durée d’un an ». Mais, de l’autre, ils ont constaté que les modalités d’exploitation de ces photos n’ont jamais fait l’objet d’une entente en bonne et due forme, et ce « encore moins au-delà de l’année 2014 » - or certaines photos ont continué à figurer en ligne après cette date.

Contactés, Novel, Weston, Iconoclast et Isild Le Besco ainsi que leurs avocats respectifs n’ont pas souhaité commenter.