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Continuer la lectureJulie Gayet, François Hollande et Juliette Gernez font condamner Voici après la publication de photos volées
Le magazine avait publié des clichés de l’ancien président de la République se baladant avec la danseuse au bois de Boulogne. Alors qu’il est en couple avec Julie Gayet depuis 2014.
Apparemment, un magazine ne devrait pas dire ça. L’hebdomadaire people Voici vient d’être lourdement condamné pour avoir révélé une prétendue relation extraconjugale de François Hollande. Photos volées à l’appui. Dans son numéro du 13 novembre 2020, le journal publiait des clichés de l’ancien président se tenant aux côtés d’une danseuse de l’opéra de Paris, Juliette Gernez, dans le bois de Boulogne. Le titre annoncé en Une ? « François Hollande, sa nouvelle liaison secrète. Elle est jeune, elle est jolie… Mais ce n’est pas Julie ! ». Sur quatre pages, un article détaillait alors cette hypothétique liaison et, dans une chronique, la directrice de la publication, Marion Alombert, revenait sur l’affaire, qualifiant au passage le politicien « d’homme à femmes ». « C’est insupportable », « intolérable », s’offusquait François Hollande une semaine plus tard, en démentant fermement les accusations de tromperie sur le plateau de l’émission « 6 à la maison » (France 2). Comme Julie Gayet par ailleurs.
Mais les protagonistes de ce prétendu triangle amoureux ne se sont pas arrêtés là. Les trois acolytes ont attaqué conjointement Prisma Media, éditeur de Voici. Pour ce fameux numéro et un autre, qui rebondissait sur le premier scoop. Dans ce second volet, la rédaction écrivait « L’heure est aux explications », débutant l’article par : « Ébranlée par nos révélations sur la liaison entre son homme et Juliette Gernez, l’actrice a choisi de nier l’évidence… »
Au total, six procédures ont été entamées contre Voici, et le magazine les a toutes perdues. À elle seule, la danseuse de ballet, pas franchement habituée aux honneurs de la presse people, demandait 75 000 euros de dommages et intérêts. Affirmant avoir été victime de violation du droit au respect de sa vie privée, de violation de son droit à l’image et de publication de photographie hors contexte, elle reprochait notamment au magazine d’avoir « divulgué sans y avoir été autorisé des informations mensongères relevant de la sphère privée » en s’appuyant sur des images captées à son insu, « au moyen de procédés particulièrement intrusifs ». Et dénonçait des répercussions professionnelles durables. Dans un premier temps, elle a obtenu 16 000 euros, mais a jugé cela insuffisant et contesté la décision. Mais la cour d’appel vient de décider qu’elle n’aurait rien de plus.
De son côté, Julie Gayet réclamait au total 60 000 euros en réparation du préjudice causé par la violation de son droit au respect de sa vie privée, ainsi que de son droit à l’image. Elle en a obtenu 12 000. Mieux loti, son époux, François Hollande a touché 17 500 euros sur les 120 000 qu’il demandait pour les mêmes motifs que sa femme mais aussi pour « procédure spécifique relevant de la surveillance ». Tous deux s’en sont satisfait, et n’ont pas fait appel, et Voici non plus.
A noter que Voici n’est pas seul à avoir été épinglé après avoir évoqué cette prétendue liaison. Juliette Gernez s’est aussi attaqué, en juillet 2021, à CMI Publishing, maison mère de Public, avec succès. En cause ? Un article laissant sous-entendre que l’enfant qu’elle portait alors était de François Hollande. Elle a obtenu 9 000 euros dans cette procédure, mais a fait appel.
Contactés, les plaignants n’ont pas répondu, et Prisma Media n’a pas souhaité faire de commentaires.
Article modifié le mardi 31 octobre : c’est bien Public et non Closer que Juliette Gernez a attaqué en justice en juillet 2021, en plus de Voici.