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Continuer la lectureAprès Prisma Media et Canal+, Vivendi lance à son tour un plan de départs
La scission du groupe de divertissement contrôlé par Vincent Bolloré en quatre sociétés cotées fin 2024 a eu une conséquence directe sur les équipes dont l’activité s’est fortement contractée.
Cette galette des rois passe mal. Selon nos informations, le 12 janvier dernier, Arnaud de Puyfontaine, président du directoire de Vivendi, a annoncé aux représentants du personnel l’ouverture d’une rupture conventionnelle collective (RCC), basée sur le volontariat, susceptible de toucher jusqu’à la ...
Communication, responsabilité sociale (RSE), finance, fiscalité et juridique… Tous les services de l’entreprise contrôlée par le groupe Bolloré à hauteur de 29,9 % sont concernés. Jusqu’à présent, les équipes de Vivendi avaient été épargnées. Mais après Canal+ (250 postes supprimés en 2024) et Prisma Media (plan en cours de 240 postes), c’est donc au tour de la maison mère de réduire ses effectifs. « C’est logique en raison du changement de taille de la société », indique un salarié. Car depuis la scission du groupe en quatre sociétés distinctes, fin 2024, son périmètre a fortement rétréci. Avant l’opération, Vivendi gérait les activités de la chaîne cryptée, de son pôle presse et de son agence de publicité Havas, soit près de 17 milliards de chiffres d’affaires. Depuis, la holding ne contrôle plus que l’éditeur de jeux vidéo, Gameloft (293 millions d’euros de revenus en 2024) et un portefeuille de participations cotées en Bourse (Universal Music, Banijay, Media for Europe, Prisa) qui valait 7 milliards d’euros mi-2025. Même la fondation Vivendi est partie chez Canal+...
Les 134 employés au siège semblent donc désormais trop nombreux. Des mesures ont déjà été prises. La direction a fièrement annoncé que les frais de structures - 52 millions d’euros au premier semestre 2025 - étaient en baisse de 20 % sur un an. Une bonne partie de ces coûts sont engloutis par les bureaux de l’avenue de Friedland, donnant sur la prestigieuse place de l’Étoile avec une vue imprenable sur l’Arc de triomphe. Ils sont loués à la société civile immobilière ACM, filiale des Assurances du Crédit mutuel Vie. Les espaces vides sont importants, et ce même si une partie des équipes des magazines du pôle luxe de Prisma Media (Milk, Ideat, Côté Maison, Harper’s Bazaar, The Good Life), dont Vivendi vient d’annoncer le rachat, sont déjà installées là-bas.
Le tour de vis épargne toutefois Arnaud de Puyfontaine : il a conservé son salaire (2 millions d’euros de fixe et un bonus pouvant aller jusqu’au même montant), et a même vu l’enveloppe de ses actions gratuites quadrupler, comme l’avait raconté l’Informé. Toutefois, le conseil de surveillance a été réduit de 13 à 9 membres, et le directoire de 6 à 4.
Contacté, Vivendi s’est refusé à tout commentaire.