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Continuer la lectureLa méga-commande de champagne de l’Élysée
La présidence de la République part en quête de 11 000 bouteilles de fines bulles pour les cocktails et réceptions des quatre prochaines années. Avec une légère préférence pour le champagne rosé.
Attention, gros arrivage de champagne en vue pour la présidence de la République. Il ne s’agit pas de célébrer un évènement particulier mais plutôt de maintenir à flot les stocks éclusés au fil des différents pince-fesses de l’exécutif. L’Informé a ainsi pris connaissance d’un appel d’offres de l’Ély...
Parmi ses exigences, le palais de l’Élysée privilégie la livraison par lot de 240 bouteilles, plusieurs fois dans l’année. Serait-ce pour des questions de stockage, ou de modération ? Il est aussi demandé aux candidats désireux de fournir l’exécutif des bouteilles de qualité standard, et un vin sans année « pour des raisons budgétaires », étant précisé que « le vin millésimé est autorisé mais non obligatoire ».
L’enveloppe totale - prise sur le budget de la présidence de la République - est fixée à un montant total maximum de 550 000 euros HT pour 4 ans, l’Élysée estimant toutefois la valeur globale de ce marché à une somme trois fois moindre. Mais qui sait, à la dégustation (chaque postulant doit envoyer une bouteille de brut ou de rosé en guise d’échantillon), les fines gueules de l’Élysée craqueront peut-être pour les cuvées plus onéreuses, le critère de la qualité des produits pesant un peu plus (60 %) que le prix (40 %) dans la balance, selon le barème mis en place.
Si les devis acceptés atteignent le haut de la fourchette, le coût unitaire de chaque bouteille pourrait tout de même atteindre 50 euros, ce qui ne sera pas vraiment de l’entrée de gamme, prestige des lieux et des hôtes oblige. L’Élysée précise que « le nombre de bouteilles consommées ainsi que le nombre de livraisons annuelles sont donnés à titre prévisionnel et non contractuel, ces chiffres pourront évoluer à la hausse ou à la baisse en fonction des besoins de la présidence ». Mieux vaut tout prévoir. En cas de razzia olympique, Emmanuel Macron piochera peut-être plus vite que prévu dans les caves pour sabrer le champagne avec les athlètes.
Récemment, certains hôtes de marque ont même eu droit à des flacons d’exception, hors des murs du « château ». En septembre, lors d’un dîner organisé sous les ors de Versailles pour célébrer la visite du roi d’Angleterre Charles III, les invités ont ainsi pu siffler un champagne Pol Roger cuvée Winston Churchill 2013 servi en magnums. Compter 700 euros la bouteille… Et encore, à condition d’en trouver. En guise de cadeau officiel, le monarque britannique était aussi reparti de France avec un flacon de champagne Salon millésime 1948 (son année de naissance), que l’on ne trouve pas chez le premier caviste venu. Et que l’on ne trouve plus tout court d’ailleurs.