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Continuer la lectureChantiers navals : solution de reprise en vue pour Ufast
Un cadre des chantiers navals Piriou (Finistère) a déposé une offre sur la société quimpéroise de construction de vedettes et de patrouilleurs Ufast, en redressement judiciaire.
Ufast bientôt sauvé de la tempête ? Le chantier naval quimpérois, placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris en mars 2024, a fait l’objet d’une offre en bonne et due forme fin février, a appris l’Informé. Elle émane de la société Pronav, qui retente là sa chance : l’entreprise avait déjà concouru à la première procédure d’appel d’offres engagée au premier semestre 2024, sans aboutir.
Derrière Pronav se trouve David Le Baut, cadre du groupe de construction navale Piriou chez lequel il travaille depuis 2012. La reprise du chantier breton, spécialisé dans la conception et la fabrication de vedettes et patrouilleurs de moins de 40 mètres dédiés à l’action de l’État en mer, permettrait d’assurer la poursuite de son activité. Si la situation économique de Ufast n’a pas été simple ces dernières années, l’entreprise dispose cependant de belles perspectives commerciales.
En sus de ses contrats en cours de production avec la Direction générale de l’armement (DGA), Ufast est à la manœuvre sur deux contrats importants : l’un pour trois patrouilleurs, deux vedettes et des radars et services associés - en cours de finalisation - avec le Gabon (35 millions d’euros) et l’autre, en discussion avancée, pour deux patrouilleurs pour un pays africain (15 millions d’euros), dans le cadre de l’agence européenne de gardes-frontières et de garde-côtes Frontex. L’un comme l’autre pourraient permettre au repreneur de réembaucher.