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Continuer la lectureUne ex-conseillère de Macron pour la com’ de l’Agence spatiale européenne
L’ESA aura une nouvelle communicante à la rentrée. L’ancienne conseillère communication internationale du président remplacera l’actuel titulaire.
Après plus de 35 ans de carrière au sein de l’Agence spatiale européenne, dont les six dernières à la tête de la communication, Philippe Willekens va passer la main cet automne. Le responsable du département com’ de l’European Space Agency (ESA) prendra sa retraite en novembre. Le casting pour recruter son successeur est quasi achevé. C’est Anne-Sophie Bradelle, l’ancienne conseillère d’Emmanuel Macron sur les questions internationales de 2020 à 2022 qui endossera le rôle selon nos informations. Avant l’Elysée, elle avait occupé le poste de senior partner de l’agence de com’ Havas où elle avait piloté la branche internationale. Elle rejoindra les rangs de l’ESA en août. D’abord en tant que senior advisor auprès du directeur de l’Agence, Josef Aschbacher, puis en tant que responsable de la communication globale de celle-ci après le départ du tenant du titre.
Accès au ciel européen
Elle ne manquera pas de travail. Le sommet spatial organisé par l’ESA est prévu à partir du 8 novembre. La question de l’accès au ciel pour les Européens y sera un sujet central : alors que le lanceur Ariane 5 a effectué son dernier vol en juillet, le successeur Ariane 6 n’est attendu qu’à partir de 2024… Dans l’intervalle, l’Europe ne pourra donc ni poursuivre ses programmes spatiaux ni les contrats de constellations de satellites sur lesquels elle s’est engagée. La question du « retour géographique » - principe fondateur de l’ESA qui prévoit que chaque pays contributeur au budget de l’agence récupère sous forme de contrats industriels un montant équivalent à sa contribution - sera aussi au cœur des discussions. Face aux ambitions et à la concurrence acharnée des nouveaux acteurs du spatial comme Space X (créé par Elon Musk) et Blue origin (fondé par le patron d’Amazon Jeff Bezos), le système européen montre les limites de sa compétitivité et l’évolution de son modèle fait l’objet d’intenses débats entre les 22 membres de l’Agence.