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Continuer la lectureIn’li, filiale d’Action Logement, étudie la vente partielle de son parc
Le bailleur songe à céder les logements sociaux, qui n’entrent pas dans le cœur de sa stratégie. Seqens pourrait en racheter une partie.
Un peu plus d’un mois après sa nomination, la nouvelle direction du bailleur In’li - filiale d’Action Logement - s’active déjà sur plusieurs dossiers brûlants… dont l’un concerne le projet de cession d’une partie de son parc. D’après nos informations, cet acteur phare du logement intermédiaire (*), étudierait la possibilité de se séparer d’environ 10 % de son parc locatif qui regroupe aujourd’hui un peu plus de 70 000 biens sur toute la France.
Dans le détail, la partie dont la cession est à l’étude concernerait des logements sociaux dont la convention avec l’État a pris fin. Pour rappel, les biens sous convention contraignent les bailleurs à louer sous certaines conditions (loyers et ressources des locataires plafonnés) : selon les contrats, les logements peuvent être loués en social pour les locataires les plus modestes ou en intermédiaire pour les classes moyennes dans les zones à forte densité.
L’objectif d’In’li : se recentrer sur le logement intermédiaire
La société In’li avait hérité de milliers de logements sociaux au moment de sa création en 2017, suite à la fusion de plusieurs bailleurs d’Action Logement. Avec les années, l’entreprise a continué à les gérer sans entamer les travaux de réhabilitation nécessaires pour le convertir en logements intermédiaires.
La cession de toute ou partie de ce stock présenterait donc l’intérêt d’offrir une rentrée de cash à la société pour accélérer son déploiement sur son cœur de métier : à savoir la production de logements intermédiaires. D’autant que la société a vu son activité nettement ralentir en raison de la crise que traverse le secteur. Plombé par la hausse des taux d’intérêt et des coûts des matières premières, le bailleur ne s’est engagé que sur 850 nouveaux projets de logements l’an passé… contre plus de 5 000 par an durant les années fastes.
Sur les quelque 7 000 biens mis en vente par In’li, le bailleur social Seqens - une autre filiale d’Action Logement - pourrait en récupérer un millier. Gérant actuellement 100 000 logements en région parisienne, il étudie le dossier selon nos informations. Contraint comme tous les acteurs par la pénurie de foncier autour de Paris, il pourrait ainsi accroître son parc sans construire.
Contactées, les directions d’In’li et de Seqens n’ont pas souhaité répondre à nos sollicitations. De son côté, le bailleur social 3F, autre filiale d’Action Logement et potentiel candidat à un rachat d’une partie du parc, nous a fait savoir : « à ce stade, nous ne pouvons commenter ce sujet. « Une chose est sûre : si l’opération devait se concrétiser, elle ne serait présentée qu’en fin d’année lors des conseils d’administration des bailleurs et du groupe, fait-on savoir au sein d’Action Logement.
Les 5 structures régionales d’In’li bientôt regroupées
La nouvelle direction d’In’li travaille parallèlement sur une réorganisation en profondeur de l’entreprise, historiquement éclatée en cinq structures régionales très autonomes : Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Sud-Ouest. Le projet de refonte, qui devrait être présenté d’ici la fin de l’année, vise à les regrouper sous la seule holding francilienne, en fusionnant notamment les fonctions supports. À fin 2023, In’li comptait 50 000 biens en Île-de-France, contre seulement 7 000 en Auvergne-Rhône-Alpes, 3 000 dans le Grand Est, 5 000 en PACA et 5 700 dans le Sud Ouest.
(* Des biens qui s’adressent aux ménages dont les revenus sont trop élevés pour être éligibles à l’habitat social, mais trop faibles pour louer dans le privé)