Offrez un coup d’avance à vos collaborateurs

Grande conso

Solo Group : bientôt l’épilogue d’une vente à près d’un milliard d’euros

Trois grands fonds d’investissement lorgnent ce discret fournisseur B2B de vêtements, d’accessoires et d’objets promotionnels.

Photo
Svitlana - stock.adobe.com

C’est un géant européen relativement méconnu qui pourrait changer de mains dans les prochaines semaines. Fournisseur de vêtements, d’accessoires et d’objets promotionnels à destination des professionnels, leader de son marché sur le continent, Solo Group cherche un repreneur depuis quelques mois, comme l’a révélé l’Informé… et se rapproche du but. Le processus de vente confié à Rothschild & Co entame en effet sa dernière ligne droite, avec trois grands noms de l’investissement en lice. Il s’agit, selon nos informations, de BC Partners, de Bain Capital et de Platinum Equity.

Le premier connaît bien l’Hexagone, pour y avoir encore un bureau actif et y regarder de nombreuses opportunités d’investissement. Il est notamment le propriétaire d’Havea, l’un des champions tricolores de la santé naturelle et des compléments alimentaires, avec des marques comme Aragan, Biocyte, Biolane, Vitavea et Densmore. Un groupe racheté 1,1 milliard d’euros à son compatriote britannique 3i en 2022. Jusqu’à peu, BC Partners était aussi l’actionnaire de référence de la société française de recouvrement de crédit iQera, reprise à bon compte par Arrow Global après un retournement brutal de ce marché. Selon Bloomberg, le gérant entend lancer au deuxième trimestre 2025 la commercialisation de son fonds de douzième génération avec l’objectif de récolter entre 5 et 6 milliards d’euros, contre 6,9 milliards pour le précédent.

Bain Capital et Platinum Equity opèrent quant à eux depuis Londres, mais sont tous deux bien connus dans l’Hexagone. Le premier compte parmi ses participations Inetum, l’un des leaders tricolores des services numériques. Il fut aussi actionnaire de Maisons du Monde ou de Consolis, un expert des structures en béton préfabriqué ayant atterri l’an dernier dans les mains de ses créanciers après avoir essuyé le retournement du marché de la construction, et demeure au capital de Maesa, un concepteur de produits cosmétiques. Le fonds dirigé par le milliardaire américain Tom Gores est quant à lui essentiellement connu en France pour avoir pris les rênes de Biscuit International, spécialiste européen des biscuits sucrés vendus sous marques de distributeurs.

Pour prendre le contrôle de Solo Group, tous trois vont devoir aligner une offre vraisemblablement proche du milliard d’euros. En cause, l’Ebitda qui caracole à 105 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 470 millions. Des fondamentaux particulièrement solides pour une entreprise familiale parisienne ne bénéficiant que d’une très faible couverture médiatique. Elle est encore aujourd’hui détenue par Alain Milgrom, mari de Judith Milgrom, fondatrice de la marque de prêt-à-porter Maje.