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Finance - Conseil

La mauvaise affaire de BC Partners avec la société de recouvrement iQera

Le fonds britannique va être contraint de céder les clés du numéro 1 français du secteur à son principal créancier. Il y a trois ans, il espérait pourtant revendre sa participation sur la base d’une valorisation d’au moins 1 milliard d’euros.

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Depuis plusieurs mois, l’inquiétude était de mise chez les 2 300 employés d’iQera, ciblé par un projet de restructuration financière piloté par Rothschild & Co. Les choses se sont décantées cette semaine : le numéro un français du recouvrement de créances, dans l’incapacité de faire face aux échéances de sa dette d’environ 600 millions d’euros, va faire évoluer son actionnariat. Comme la société l’a discrètement annoncé, BC Partners (71 % du capital) et Montefiore Investment, conseillés par Latham & Watkins, vont finalement perdre l’intégralité de leur mise en cédant les rênes de l’entreprise à Arrow Credit Opportunities II, un fonds géré par une filiale d’Arrow Global. Quelques mois plus tôt, ce spécialiste britannique des rachats de prêts non performants et d’actifs bancaires (un concurrent d’iQera) avait repris à bas prix une part importante des obligations à haut rendement du français, dont 35 % - soit 210 millions d’euros - seront transformés en capital, comme le prévoit l’accord de lock-up signé ce lundi 9 décembre.