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Continuer la lectureQuick lorgne la chaîne de fast-food Chicken Street
En quinze ans, cette petite enseigne francilienne de fast-food est parvenue à développer un réseau de près de 110 restaurants dans sept pays.
Du poulet frit et des cheese naans. Aussi incongru que cela puisse paraître, la recette ne cesse de faire des émules et est à mettre au crédit d’une enseigne de quartier : Chicken Street. Il y a quinze ans, Sufyan Renucci, ex-vendeur de sandwich, s’est associé à Hachemi Amar, Youssef Mhira et Fayssal...
Développé autour de la franchise, qui constitue 70 % du parc actuel, Chicken Street envisage d’en ouvrir 25 de plus d’ici la fin de l’année. Une croissance rapide pour cette enseigne d’une centaine de millions d’euros de chiffre d’affaires, adepte du buzz. Outre le coup de projecteur offert par un reportage dans l’émission Sept à Huit sur TF1 en septembre dernier, elle a multiplié les partenariats avec des influenceurs pour accroître sa présence sur les réseaux sociaux. La formule plaît et attise les appétits. Selon nos informations, Chicken Street - épaulé ici par PwC et Oderis Consulting - discute depuis l’an dernier avec Quick, en vue d’un éventuel rapprochement.
À l’affût d’opportunités, la célèbre chaîne de restauration rapide, dont 107 restaurants français ont été rachetés par le fonds HIG Capital en 2021, cherche à mettre les bouchées doubles. Avec déjà près de 100 millions d’euros d’Ebitda et un réseau bientôt deux fois plus gros que lors de son rachat, Quick s’intéresse aujourd’hui à la multi-franchise, à l’instar de l’un de ses principaux challengers, Bertrand Franchise, qui détient la master franchise Burger King en France. Le concept : offrir aux franchisés - les véritables clients du groupe - l’ouverture et la gestion de plusieurs enseignes dans une même zone de chalandise. Une nouvelle piste de développement pour HIG Capital, à l’heure où le fonds a entamé une réflexion autour de sa participation dans Quick. « La constitution d’un fonds de continuation est l’une des pistes étudiées, mais ce serait une première pour HIG, note un proche du dossier. À date, il n’a pas encore tranché. »
Il y a deux ans, HIG avait cherché à revendre Quick et était d’ailleurs entré en discussion avec Blackstone Special Opportunities. Sans pour autant aboutir à un deal. Le propriétaire de la chaîne de restauration rapide avait alors décidé de procéder à une « dividend recap », rendettant ainsi le groupe pour se verser 230 millions d’euros. S’il venait à racheter Chicken Street, Quick jouerait pour la première fois de son histoire la carte de la diversification. Avec un point commun toutefois : les deux enseignes misent à fond sur le halal.
Mais Quick n’est pas le seul à s’être penché sur ce challenger. Kharis Capital, le propriétaire de Quick en Belgique, de O’tacos ou bien encore des master franchises Burger King sur la zone Belux et Dunkin en France, s’y est aussi intéressé, a appris l’Informé. Un tel rapprochement aurait été assez naturel. Ces dernières années, le fonds belge s’est particulièrement intéressé aux business estampillés halal, avec notamment l’acquisition en 2024 de G La Dalle, un réseau de plus de 80 fast-food en France. Mais entre Kharis Capital et Chicken Street, les discussions n’ont à ce jour pas été concluantes. Pas de quoi cependant freiner le développement de la petite marque, qui a commencé à poser ses pions à l’étranger. Elle a ouvert des restaurants en Algérie, au Maroc, en Tunisie, au Sénégal, au Canada et à Dubaï. Avant l’Arabie saoudite prochainement.