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Grande conso

Les Mulliez et Cojean se disputent les restaurants Jour

En redressement judiciaire, la petite chaîne de bars à salade intéresse la famille propriétaire d’Auchan mais aussi plusieurs autres acteurs de la restauration.

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Il y a la queue au tribunal de commerce de Paris pour entrer chez Jour. Placée en redressement judiciaire en juillet, l’enseigne de 35 bars à salades contrôlée par Weber investissement intéresse du beau monde selon nos informations. Premier candidat à sa reprise ? Agapes, géant nordiste de la restaur...

Pour l’emporter, les Mulliez vont devoir batailler avec un sacré client : le Parisien Cojean, soutenu par Pléiade investissement. Tout comme Agapes qui a été fortement bousculé par le Covid-19, Cojean n’est pas sorti indemne de la crise sanitaire, mais une augmentation de capital votée mi-2024 lui a redonné de l’air. Si l’enseigne a dû réduire ses charges fixes, elle a gardé ses 39 restaurants, sa cuisine, et emploie 450 personnes. Pour 100 001 euros, elle souhaite reprendre les fonds de commerce des Jour de Boulogne-Billancourt, Paris-Kléber, Neuilly et Richelieu, mais aussi de La Défense, Friedland, Haussmann et Malesherbes si les bailleurs acceptent de renouveler les baux avec les loyers plafonnés (sans augmentation donc). La cuisine de Saint-Ouen l’intéresse aussi. Pour les franchisés, Cojean attend de les rencontrer avant de donner sa décision.

Face à ces deux poids lourds, de plus petits concurrents se positionnent aussi. Verona partners, derrière l’enseigne de sandwiches italiens Lunicco (19 adresses), propose 10 000 euros pour racheter 8 succursales (52 emplois) et 7 contrats de franchise. Ses actionnaires, Nicolas Demoro et Nicolas Pélerins, viennent de réaliser une levée de fonds de 1,5 million d’euros qui pourra aider. Autre prétendante, la société Reisad est intéressée par tous les actifs de Jour (avec 70 salariés) et se dit prête à débourser 69 000 euros pour eux. Elle est détenue par Reda Semlal, président de l’Union Nationale des Entreprises de Valorisation (UNEV) depuis 2021, et, à ce titre, administrateur de la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP). De leur côté, deux anciens de chez Costes, Grégory Simonet, désormais directeur général adjoint de l’entreprise d’import export de fruits et légumes Del Gaudio France, et Eric Grobost, devenu conseil en franchise, offrent 50 000 euros pour toutes les succursales et 6 franchises. Ils disent avoir l’accord d’un family office pour conclure le deal.

Et la liste des candidats n’est pas terminée ! La société familiale Mayfair holdings de Muavia Waquar voudrait se voir attribuer les fonds de Boulogne-Billancourt et Kléber pour 60 000 euros, avec un objectif : les passer sous l’enseigne pakistanaise Kurry Up (5 adresses Paris). L’ancien salarié de Jour, Julien Breton, actionnaire à 48,5 % d’une JV propriétaire du restaurant de Genève, veut quant à lui simplement reprendre le reste des actions qui lui manquent. Enfin, TC Conseil de Thierry Cajfinger (deux adresses sous enseigne Med’Eat à Paris et bientôt une 3e) s’est positionné sur le Jour de Kléber, avec un prix de 30 000 euros.