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Continuer la lectureLa marque de cosmétiques Respire s’ouvre à de nouveaux fonds de private equity
Depuis son lancement en 2018, la start-up a su fédérer une large communauté sur les réseaux sociaux et poursuit désormais son développement avec des investisseurs de renom du capital-risque.
C’est la petite marque de cosmétiques qui monte, qui monte. En plein développement, Respire, créée en novembre 2018 par Justine Hutteau et Thomas Meheut, a discrètement réalisé une levée de fonds auprès d’investisseurs de renom : Raise Ventures, la branche capital-risque de la société de gestion de Clara Gaymard (ancienne patronne de General Electric France) et de Gonzague de Blignières, Bpifrance par l’intermédiaire de son pôle Industries Culturelles et Créatives, et enfin Kostogri, le véhicule d’investissement de Nicolas Béraud, fondateur de BetClic. « Une première tranche de 6,5 millions d’euros a été obtenue, sur un total de plus de 10 millions d’euros », souffle un proche du dossier.
A l’occasion de cette levée, un cash-out (revente d’actions destinée à obtenir du cash) de 1,3 million d’euros aurait été réalisé par les actionnaires historiques, dans une opération valorisant Respire 50 millions d’euros, a appris l’Informé. La jeune pousse était ici accompagnée par la banque d’affaires Lazard, qui n’a pas souhaité commenter nos informations, à l’instar des investisseurs et de Justine Hutteau. Passée par les bancs de HEC Montréal, la jeune fondatrice - membre du board de France Digitale - est plus encline à communiquer, depuis les débuts, sur ses produits fabriqués en France à base d’ingrédients naturels et sur sa forte proximité avec sa communauté. Elle fédère ainsi plus de 143 000 abonnés sur sa page LinkedIn et le compte Instagram officiel de la marque est suivi par 215 000 followers.
Si Respire a commencé à percer en proposant un déodorant, elle a depuis considérablement élargi sa gamme de produits avec des savons, des shampoings, des crèmes solaires ou bien encore des dentifrices. Côté distribution, la start-up d’une trentaine de salariés a notamment signé des partenariats avec Monoprix et Sephora. Demain, elle espère accélérer ses ventes dans les pharmacies, comme le révélait LSA le mois dernier. À ce jour, leur site génère encore la moitié du chiffre d’affaires… Tenu secret, lui aussi.
Lors de son lancement, Respire avait décroché 250 000 euros sur la plateforme de crowdfunding Ulule. Elle s’était également attiré la bénédiction de quelques business angels réputés, comme l’international français de rugby Fabien Galthié, qui avait investi 10 000 euros, ou bien encore le fondateur et directeur général de Feed (barre repas et snacks), Anthony Bourbon.