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Continuer la lectureAprès un trou d’air, les épiceries vrac Day by Day veulent se relancer
Le réseau reprend son développement, après une forte baisse de ses ventes. Il a notamment racheté un concurrent fin 2022.
Day by Day vient de passer des jours compliqués. Selon nos informations, l’enseigne de vente en vrac a vu son chiffre d’affaires fondre de 33 à 25 millions d’euros en deux ans. Les revenus de sa maison mère My Retail Box – la centrale d’achat qui livre les épiceries - ont même reculé de 25 % sur l’exercice annuel clos mi 2022, tombant à 8 millions d’euros, pour une perte nette de 600 000 euros. Il faut dire que Day by Day, 64 magasins à ce jour, a dû multiplier les fermetures (14 en deux ans) : comme ses concurrents, le distributeur est touché par une baisse de fréquentation après de bons résultats enregistrés durant les confinements successifs. Réseau Vrac, l’association des professionnels du secteur, a calculé que sur 900 épiceries dédiées au vrac, près de 170 ont définitivement fermé leurs portes l’an dernier, contre une cinquantaine en 2021.
Mais Didier Onraita, cofondateur et président de l’enseigne, se veut optimiste pour 2023. « On sent un frémissement des ventes depuis le début de l’année, avec une hausse du chiffre d’affaires pour l’essentiel du réseau », assure le patron. Après avoir mis le développement sur pause pendant deux ans, l’entreprise repart à l’offensive. Fin 2022, elle a racheté son concurrent Mademoiselle Vrac, à hauteur de 90 %. Ce réseau de 14 magasins, complémentaire en termes de format et de zone de chalandise, va conserver son enseigne, et pouvoir se structurer en profitant de l’expérience et de la centrale d’achat de Day by Day.
« Des ouvertures sous nos deux enseignes sont prévues dans les mois à venir » ajoute Didier Onraita. L’objectif est de créer une vingtaine de nouveaux points de vente en deux ans pour dépasser 100 magasins fin 2024. Cela a déjà démarré avec l’inauguration, le 24 janvier, d’un « Jour après Jour grand marché Vrac » à Montréal après plusieurs reports.
Pour se relancer, Day by Day accepte aussi quelques changements. La société, qui jusqu’ici se reposait exclusivement sur ses franchisés, gère maintenant en direct des magasins. Alors que la crise a essoré certains patrons, l’enseigne a repris leurs épiceries pour ne pas perdre leurs très bons emplacements, dans des grandes villes. Et ce mode de gestion devrait être développé. Par ailleurs, face au développement du e-commerce, l’entreprise a aussi mis en place un drive maison. Une commande passée en ligne peut désormais être récupérée en magasin dans un pot consigné. 18 points de vente proposent déjà ce service. Ils seront une trentaine fin juin, et le parc entier s’y sera mis d’ici la fin de l’année. Enfin, le réseau pourrait nouer des partenariats avec d’autres acteurs. À l’image du corner Day by Day présent dans les rayons de l’hypermarché Cora d’Ermont, en région parisienne, depuis 2019.