Offrez un coup d’avance à vos collaborateurs

Grande conso

Andros : les petits-enfants des fondateurs se font une place à la tête de l’entreprise

Cinq nouveaux représentants de la famille fondatrice viennent d’intégrer le conseil de surveillance. L’objectif est d’impliquer la troisième génération, pour perpétuer l’héritage - et le contrôle - familial de ce géant de l’agroalimentaire français.

Frederic Gervoson, ancien patron du groupe Andros, est désormais président du conseil de surveillance. Une instance qui vient de s’agrandir, avec de nouveaux arrivants.
Frederic Gervoson, ancien patron du groupe Andros, est désormais président du conseil de surveillance. Une instance qui vient de s’agrandir, avec de nouveaux arrivants. PASCAL PAVANI / AFP

Andros prépare l’avenir. En toute discrétion, comme souvent dans cette entreprise familiale, le conseil de surveillance du groupe vient d’accueillir cinq nouveaux membres. Tous sont les petits-enfants de Jean Gervoson et Pierre Chapoulart, les fondateurs de ce petit empire de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, devenu incontournable avec ses marques Andros, Bonne Maman, Saint Michel, Pierrot Gourmand ou Mamie Nova.

Chaque membre représente une des cinq lignées actuelles du clan (Jean Gervoson a eu trois enfants et Pierre Chapoulart en a eu deux). Il y a d’abord Maxime Gervoson, le fils aîné de Frédéric Gervoson, patron du groupe jusqu’en 2022. Anciennement à la tête de l’entreprise aux Etats-Unis, ce diplômé de l’ISG a été nommé directeur général d’Andros France et Export l’an dernier. Entre avec lui au conseil Guillaume Gervoson, né en 1971, devenu président des biscuits Saint-Michel en 2022. Emilie Gervoson (née en 1979), Martin Chapoulart (né en 1990) et Romane Chapoulart (née en 1997) intègrent eux aussi l’instance, pour une durée de six ans. Chaque branche familiale a eu le choix de désigner un représentant : toutes ont choisi l’aîné(e) de leur fratrie.

Les statuts de l’entreprise ont dans le même temps été modifiés, notamment pour faire passer le conseil de surveillance de 5 à 10 personnes. Avec ces nominations, « l’idée est d’impliquer la nouvelle génération, pour que, dans 30 ans, l’entreprise soit, comme aujourd’hui, bien dirigée et 100 % familiale », explique Frédéric Gervoson, joint par l’Informé. Celui qui était encore aux manettes d’Andros l’an dernier a passé la main à Florian Delmas, un jeune mais expérimenté dirigeant, épaulé par deux directeurs généraux délégués, Mickaël Merland et Jean-Yves Hays. L’ex dirigeant garde toutefois un œil sur les affaires : devenu président du conseil de surveillance, Frédéric Gervoson reste présent à temps plein dans l’entreprise, à Biars-sur-Cère, dans le Lot.

Le groupe Andros compte aujourd’hui 44 usines dans 16 pays, et plus de 10 000 collaborateurs, selon le magazine spécialisé LSA.