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Continuer la lectureEnergies renouvelables : Valorem recherche un gros actionnaire minoritaire
Pour son expansion, le développeur-opérateur de parcs éoliens et solaires vise un investisseur capable de mettre 200 millions d’euros, voire plus.
Les besoins en électricité donnent toujours plus d’idées aux acteurs des énergies renouvelables. La preuve avec Valorem, un opérateur indépendant de parcs éoliens et solaires qui, selon nos informations, voudrait faire entrer un gros actionnaire minoritaire pour soutenir de multiples ouvertures de sites. Selon plusieurs sources, il prépare ses recherches en compagnie de deux conseils : BNP Paribas et Lazard. Il serait question de faire affaire avec un investisseur prêt à mettre sur la table 200 millions d’euros, voire davantage. L’opération devrait se traduire par une rentrée d’argent frais pour l’entreprise originaire de Bègles (Gironde). Mais elle devrait aussi permettre à la société d’investissement britannique 3i de céder des titres au passage. Présente au tour de table depuis 2016, celle-ci dispose aujourd’hui de 33 % du capital aux côtés des dirigeants et fondateurs, de Bpifrance et d’une poignée de fonds régionaux. « Pour 3i, l’ampleur de la cession sera fonction de ce que vaudra Valorem à l’issue des négociations », estime un conseil qui s’intéresse au dossier, jugeant néanmoins probable que l’investisseur demeure au capital, à terme. Contactée par l’Informé, l’entreprise se contente de parler de « rumeurs » sans plus de commentaires.
L’intérêt des financiers et des grandes entreprises industrielles (comme TotalEnergies) pour les énergies renouvelables est bien réel… mais pas toujours suffisant pour boucler des prises de participation dans le secteur, les négociations achoppant facilement sur des questions de gouvernance et surtout de prix. Un autre opérateur français, Akuo, a pu le constater cet été : ses dirigeants, qui cherchaient à céder le contrôle à un fonds, n’ont pas trouvé preneur. L’opération était attendue sur une valorisation comprise entre 1,5 et 2 milliards d’euros.
Valorem, elle, semble en tout cas dans une bonne dynamique. Pour son exercice 2022, l’entreprise a doublé autant son chiffre d’affaires (199 millions d’euros) que son Ebitda (110 millions d’euros) sur un an. La majorité de ses revenus (124 millions d’euros) provient de la vente d’électricité issue des parcs dont elle assure l’exploitation - l’éolien étant sa première source de production devant le solaire et l’hydroélectrique, encore marginal. Le reste provient pour l’essentiel de son activité de développement (65 millions), fortement stimulée l’an passé par la revente d’un parc éolien en Finlande avec une plus value d’une soixantaine de millions d’euros.
Dans son dernier rapport d’activité publié fin juin, la société chiffrait à 5,7 GWh la puissance totale de ses sites en phase de développement. En France, ses projets s’élèvent à près de 3 GWh, tandis qu’à l’étranger, Valorem mise beaucoup sur la construction d’autres sites en Finlande, mais aussi en Grèce. L’entreprise s’affaire en parallèle sur de nouveaux débouchés, à l’instar de la production d’hydrogène vert dans des centrales alimentées par ses parcs d’énergie renouvelable.