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Finance - Conseil

Private equity : UI Investissement s’apprête à absorber Kreaxi

Déjà à la tête de 1,5 milliard d’euros d’actifs, le gérant parisien est en voie de renforcer ses positions dans le capital-risque ainsi que sa présence en Auvergne Rhône-Alpes.

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Nouveau rapprochement en vue dans le capital-investissement français. Kreaxi, un acteur spécialisé dans le financement des start-up, est en bonne voie de s’adosser à UI Investissement, un financier historiquement positionné sur les PME-ETI. Selon nos informations, la prise de contrôle du premier par le second est en cours d’examen par l’Autorité des marchés financiers (AMF). « Cette opération est un peu la suite de l’alliance des deux structures sur un appel d’offres organisé par la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la gestion du fonds Avenir Industries, d’une taille de 50 millions d’euros, fin 2023, commente l’un des architectes du deal. Remporter ce dossier les a convaincus d’aller plus loin dans le rapprochement. »

En reprenant une équipe qui affiche à son compteur 150 millions d’actifs, UI Investissement va augmenter un peu plus ses encours sous gestion, actuellement de l’ordre de 1,5 milliard d’euros. Le financier en profitera pour muscler ses positions dans le capital-innovation, Kreaxi finançant les start-up à leurs débuts (amorçage et premiers tours de table de « venture »). UI Investissement était déjà présent sur ce segment, souvent via des fonds d’investissement régionaux, comme ceux de Sofimac (une société de gestion multi-régionale qu’il a rachetée il y a trois ans). Sur le plan géographique, il se renforcera notamment en Auvergne-Rhône-Alpes, où Kreaxi dispose d’une forte présence, en plus de son implantation à Paris.

Ce dernier est né fin 2016 du rapprochement de Rhône-Alpes Création et de Banexi Ventures Partners, cet ensemble formant à l’époque 250 millions d’euros sous gestion. Comme son nom le suggère, le premier était un acteur d’envergure régionale. Le second, lui, était un acteur ancien du capital-risque en France : il est apparu dans les années 1980 dans l’orbite de la Banexi, la banque d’affaires de la BNP. Il a notamment accompagné à leurs débuts quelques ancêtres de la French Tech : le comparateur de prix Kelkoo (revendu à Yahoo! en 2004 pour 475 millions d’euros), le fabricant d’accessoires de jeux vidéo Guillemot ou le spécialiste des semi-conducteurs Soitec. Mais, faute de performances suffisantes et de levées de fonds conséquentes, Banexi Ventures Partners s’est faite très nettement distancée par les Partech, Sofinnova, Idinvest (aujourd’hui Eurazeo) et autres Alven, les champions historiques du capital-risque en France.