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Finance - Conseil

Jean-Marie Messier acte son divorce avec son numéro 2 Hubert Preschez

L’ancien patron de Vivendi vient aussi de licencier l’un de ses managing directors avec lequel il travaillait depuis douze ans.

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Orban Thierry / Orban Thierry/ABACA

Dans le microcosme de la banque d’affaires, Jean-Marie Messier est réputé proposer des rémunérations parmi les plus élevées de la profession. Mais encore faut-il pouvoir composer avec celui que les Guignols de l’Info avaient surnommé « Jean-Marie Messier Moi-Même Maître du Monde », alias J6M. Le dernier à avoir fait les frais de ses humeurs n’est autre qu’Hubert Preschez, numéro deux de la boutique de fusions-acquisitions Messier & Associés. Le contrat de trois ans de ce banquier, ancien coresponsable de la branche financement et investissement de HSBC, n’a pas été renouvelé, mettant ainsi un terme à son statut d’associé-administrateur de la boutique, a appris l’Informé. « Au 30 juin, Hubert Preschez devait reprendre les commandes opérationnelles de Messier & Associés, tandis que J2M devait être nommé président », souligne un proche du dossier. Un scénario qui ne se matérialisera donc jamais.

La relation entre les deux hommes s’était dégradée peu de temps après l’arrivée d’Hubert Preschez dans la filiale de Mediobanca, comme nous le racontions il y a quelques mois déjà. Aujourd’hui, l’ex-numéro 2 de la boutique, qui s’est dernièrement illustré dans la vente de La Poste Mobile à Bouygues Télécom, réfléchirait à rebondir dans une autre structure, en attendant la fin de sa « garden leave » (congé durant le préavis), prévue en janvier 2025, selon nos sources. Désormais, Jean-Marie Messier, âgé de 67 ans, récupère donc l’intégralité du rôle d’administrateur de sa boutique.

Le patron star vient aussi de se séparer de l’un de ses managing directors. Il a licencié pour « motif personnel » le banquier Guillaume Dumesnil, à ses côtés depuis douze ans. Une affaire qui devrait être prochainement réglée au conseil de Prud’hommes. Ce professionnel avait notamment travaillé sur la vente d’OCS Orange Studio à Canal+ ou sur la cession des activités de gestion de biens de Nexity à Bridgepoint. Il intervenait aussi régulièrement aux côtés de Sopra Steria, que ce soit à l’achat ou à la vente.

J2M a également été attaqué par l’un de ses anciens associés, Benjamin Fremaux, assurant avoir été victime de « fraude » et de « dol », comme l’avait révélé l’Informé en février. Celui qui est aujourd’hui à la tête des réseaux de chaleur Idex avait été débouté en première instance mais il a poursuivi son combat auprès de la cour d’appel de Paris - laquelle a nommé un médiateur pour mener une conciliation.

Contactés, Jean-Marie Messier, Hubert Preschez et Guillaume Dumesnil n’ont pas souhaité commenter.