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Finance - Conseil

Havas se retire de la course pour reprendre Epoka, Mantu et 2017 toujours en lice

L’agence de communication conseille notamment Groupama, Keolis et L’Oréal.

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Epoka

La suite se précise pour Epoka. Placée en redressement judiciaire en mars dernier, l’agence de communication corporate et RH avait dans un premier temps suscité les convoitises de plusieurs acteurs, comme nous l’avions révélé. Creads, Mascaret, Mantu, 2017 et même Havas avaient manifesté en mai dernier leur intérêt pour cette entreprise de 165 personnes habituée à travailler pour des grands groupes comme Groupama, Keolis, ou encore L’Oréalntu et 2017, sont encore dans la course. Alors que les candidats étaient invités à revoir leurs propositions, le géant Havas, pourtant le plus offrant lors du premier tour de table, n’a pas souhaité surenchérir, refroidi par l’absence de rentabilité de l’entreprise et son management, glisse à l’Informé une source proche du dossier. Pour rappel, la société cofondée par Mathieu Gabai et Manuel Lagny accuse un passif de près de 29,6 millions d’euros, et son chiffre d’affaires s’élevait en 2022 à 32,7 millions d’euros, contre 41,3 en 2019.

Les deux seuls acteurs à avoir déposé une offre améliorative sont le cabinet de conseil en stratégie et communication 2017, adossé à l’industriel Verdoso, et le groupe de conseil suisse Mantu (ex-Amaris). Le premier propose 300 000 euros ainsi que la reprise de 70 salariés en CDI et 10 apprentis, le tout assorti d’un abondement d’un million d’euros au plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), soit environ 15 000 euros pour chacun des 66 salariés sur le départ. En complément, le cabinet de conseil, cofondé par Gaspard Gantzer et aujourd’hui coprésidé par Roman Abreu, prévoit d’investir 3 millions de plus dans son projet de reprise. « Il y a un ADN commun entre 2017 et Epoka, avec des capacités que 2017 pourrait en plus apporter à l’agence : une vision claire du marché, un réseau complémentaire, une capacité de gestion solide et sérieuse », indique Abreu à l’Informé.

De son côté, Mantu projette de garder 104 employés ainsi que 15 apprentis et 3 CDD, et propose un prix d’achat de 636 000 euros. Concernant les 32 salariés non repris, la société suisse explique dans son offre améliorative avoir prévu d’abonder le PSE à venir de 2 000 euros par employé, soit 64 000 euros en tout. Elle assure disposer de près de 5,5 millions d’euros d’apports pour financer, ensuite, son projet de reprise. L’offre mentionne également que Mantu et la direction d’Epoka « se sont entendus sur un accord d’accompagnement et de transition d’une durée de 6 mois ». Un accord renouvelable « si cela était nécessaire à la bonne intégration des activités d’Epoka au sein de Mantu ».