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Finance - Conseil

2400 postes supprimés chez Capgemini : comment la CFDT a finalement basculé pour l’accord

Alors qu’il avait combattu le projet de rupture conventionnelle collective annoncé en janvier au sein du groupe informatique aux côtés de la CGT, FO et l’UNSA, le syndicat a changé de camp au dernier moment.

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SERGE TENANI / Hans Lucas via AFP

Le projet de suppression de 2400 postes chez Capgemini en France entre dans le dur. Le 29 mai, l’accord de rupture conventionnelle collective (RCC) a été signé par la direction et trois syndicats représentant la majorité des salariés : la CFTC, la CFE-CGC et la CFDT. Il a été validé le 15 juin par l’...

Tout le monde ne semble pas de cet avis : les négociations ont divisé les organisations syndicales. Alors que la CFTC et la CFE-CGC semblaient prêtes à parapher le texte, la CGT, FO, l’UNSA et la CFDT réclamaient des garanties supplémentaires sur l’emploi. La direction proposait l’absence de licenciement économique pendant 24 mois pour les seuls salariés concernés par le dispositif de départ volontaire. Les syndicats réclamaient une garantie de 36 mois étendue à l’ensemble des effectifs. Les représentants du personnel exigeaient également que le coût de la RCC soit neutralisé dans le calcul de l’intéressement et de la participation afin d’éviter que les salariés restants n’en supportent les conséquences.

Après avoir participé au front syndical opposé à la RCC, la CFDT a finalement décidé de rejoindre la CFTC et la CFE-CGC, et de signer le texte. Un revirement qui suscite quelques interrogations chez les élus. D’autant que, selon nos informations, le coordinateur de négociation et porteur de la signature mandaté initialement par la CFDT, Christophe Durieux, a été remplacé à la dernière minute par son collègue Laurent Saulnier. « Le collectif des mandatés CFDT a très largement exprimé son accord, et des sources internes ou externes nous ont fait comprendre que si la RCC n’était pas signée et validée, nous allions vers un plan social plus coercitif et de plus grande envergure, se défend Frédéric Boloré, un autre délégué syndical de la confédération. Les choses ont duré, maintenant ça suffit, on a quand même obtenu des avancées significatives dans les accompagnements des salariés. »

Contactée, la CFDT Capgemini « préfère ne pas s’exprimer sur ce qui relève de notre fonctionnement interne ». Quant à la F3C-CFDT, soupçonnée d’avoir poussé à la signature de l’accord, elle se défend d’avoir exercé une quelconque pression en ce sens. « Les engagements sur la mise en œuvre de la RCC étaient acceptables, l’accord était signable en l’état. Nous n’avons pas mis notre veto », précise Christophe Visse.