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Continuer la lectureEnseignement supérieur : Groupe Alternance négocie avec Bain Capital
Ce vaste réseau d’une soixantaine d’écoles en alternance est en vente depuis le début de l’année, mais les doutes sur la pérennité des subventions accordées au secteur ont freiné les ardeurs des investisseurs.
Iront, iront pas ? Depuis le début du processus de vente de Groupe Alternance, en début d’année, les acquéreurs stratégiques et les investisseurs ne se sont pas bousculés au portillon comme nous l’avions raconté. Pourtant, les discussions se sont poursuivies avec une poignée d’entre eux et ont récemment permis à l’enchère pilotée par Société Générale d’entamer sa dernière ligne droite. Selon nos informations, Bain Capital est en effet entré en négociations exclusives avec les actionnaires de ce réseau d’une soixantaine d’écoles en alternance, dirigé par son fondateur Laurent Chauveau.
Jusqu’alors, le seul concurrent du fonds américain encore en lice dans ce processus de vente était Bridgepoint. « Bain Capital est désormais seul à négocier, mais cela ne signifie pas pour autant qu’une transaction puisse aboutir », tempère un proche du dossier. Le nœud du problème, comme à l’accoutumée depuis près d’un an, réside dans la capacité à trouver un juste équilibre entre le prix payé pour l’actif et les projections de croissance. Initialement, la valorisation d’entreprise recherchée était de 15 fois l’excédent brut d’exploitation, estimé entre 25 et 30 millions d’euros. Un prix qui a laissé perplexe l’ensemble du marché, contraignant les vendeurs à revoir drastiquement leurs ambitions. « Pendant l’été, les discussions tournaient autour de 11 fois », croit savoir un banquier.
Sur le papier, Groupe Alternance a pourtant de nombreux atouts. Ses formations de niveau Bac à Bac+5, exclusivement en alternance dans les domaines de la vente, du commerce, du management, de l’administratif et de la gestion, se vendent comme des petits pains. 8 000 étudiants sont formés chaque année dans le réseau d’écoles, présent dans 60 villes françaises. Mais une part importante de la croissance du groupe s’explique par l’offensive en faveur de l’alternance menée par l’exécutif. Or l’aide à l’embauche d’alternants majeurs a récemment baissé de 8 000 à 6 000 euros pour soulager les finances publiques et l’incertitude sur la pérennité de ces dispositifs règne après 2027.
Une prise de risque, oui, mais l’engagement financier de Bain Capital devrait ici rester modeste. Le fonds est coutumier des grandes opérations, comme en témoignent les derniers rachats qu’il a effectués sur le Vieux continent. L’an dernier, il s’est offert le spécialiste belge de l’intérim House of HR pour 2,9 milliards d’euros et l’entreprise de services numériques française Inetum pour près de 2 milliards.