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Finance - Conseil

April devra sans doute attendre mi-2023 pour connaître son futur actionnaire

Le fonds CVC a décidé de remettre en jeu sa participation majoritaire dans le courtier en assurances. Mais le prix de vente fait réfléchir à deux fois les investisseurs intéressés.

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skynesher / Getty Images

La cession d’April devait donner lieu cette année à l’une de ces batailles que savent se livrer les fonds d’investissement pour les plus belles entreprises… Mais il y a de moins en moins de chance que le courtier grossiste en assurances connaisse à court terme l’identité du successeur de CVC, l’actio...

PAI, KKR, Advent…

Les candidats au rachat d’April ne manquent pas. Une demi-douzaine de grands fonds de private equity seraient particulièrement intéressés par cette entreprise de 2 300 salariés qui a totalisé 544 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2021 en travaillant avec 15 000 courtiers partenaires, dans une quinzaine de pays. La liste comprend, selon plusieurs sources concordantes, le français PAI Partners, les américains Advent, KKR et Hellman & Friedman, mais aussi le britannique Cinven. Sauf que pour prendre le contrôle du courtier, encore faut-il pouvoir s’aligner sur les prétentions de prix du vendeur… Or, ses exigences de valorisation pour April auraient été placées entre 2,2 et 2,5 milliards d’euros. « Il est difficile pour un acquéreur de se positionner sur une offre supérieure à 1,8 milliard d’euros », fait valoir une source qui suit le dossier. La léthargie dans laquelle se trouve le marché de la dette compte tenu des incertitudes économiques rend compliqué un LBO d’une certaine envergure en France. « Le coût du financement sur lequel pourrait reposer une opération s’élèverait à près de 10 %. C’est élevé par rapport aux 6 à 8 % de prévision de croissance annuelle de l’entreprise », poursuit l’interlocuteur.

Le décalage de la vente d’April n’est pas un cas isolé dans le marché du LBO. Par exemple, le fonds français Ardian miserait lui aussi plutôt sur 2023 pour la revente de sa participation dans l’entreprise d’ingénierie Expleo, alors qu’une enchère était plutôt attendue pour la fin de l’année. Il avait mandaté Citigroup au début de l’été, en vue de trouver un acheteur prêt à lui racheter cette ancienne filiale du groupe coté Assystem pour une valorisation d’au moins 1,4 milliard d’euros.