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Finance - Conseil

52 Entertainment, le roi du bridge et du tarot en ligne, est à vendre

Son propriétaire, la société d’investissement HLD, travaille avec deux banques d’affaires pour préparer le terrain à une cession.

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William Whitehurst / Getty Images

52 Entertainment. Le nom de cet éditeur lillois ne vous dit probablement rien mais il est à la tête d’un petit empire dans le secteur des jeux de l’esprit puisque leader mondial du bridge, du tarot et de la belote en ligne. Une position de numéro 1 qui amène aujourd’hui son propriétaire, la société d’investissement HLD à penser à l’après. Selon nos informations, elle entend préparer sa sortie en travaillant avec deux banques d’affaires : Rothschild & Co et Aream & Co.

Si l’on ne présente plus le premier établissement, à la manœuvre sur la plupart des grands mouvements capitalistiques tricolores, le second est plus récent. Aream & Co a été fondée à Londres il y a quatre ans pour couvrir les transactions dans la tech, et plus particulièrement dans l’univers des jeux vidéo. Elle avait notamment officié sur le rapprochement entre le studio Kolibri Games et Ubisoft en 2020, ou bien encore sur celui de Sandbox Interactive avec Stillfront, la même année. Elle a aussi été aperçue sur le rachat de la start-up néerlandaise United Wardrobe par la licorne lituanienne Vinted. Son expertise pourrait donc l’amener à tester l’appétit des acquéreurs stratégiques.

Chez HLD, le ton n’est cependant pas à l’empressement. La réflexion d’une cession n’en serait qu’à un stade précoce, alors que tous les voyants sont aujourd’hui au vert. Depuis qu’Olivier Comte (un ancien de Bandai Namco Europe) en a pris la tête en 2016, 52 Entertainment a enchaîné les rachats, en commençant par la structure originelle, l’éditeur Goto Games, à l’origine de la plateforme Funbridge. Puis a grandi rapidement en s’offrant d’autres acteurs, dont l’américain Bridge Base Online, ou bien encore l’entreprise à l’origine du simulateur en ligne de courses de voile Virtual Regatta et le studio bulgare Casualino. Avec une petite dizaine d’acquisitions réalisées ces cinq dernières années, 52 Entertainment se targue désormais d’animer une vaste communauté de joueurs dans 180 pays. Il exploite une trentaine de plateformes de jeux et emploie plus de 300 personnes dans le monde. « Son Ebitda est quant à lui passé de 1 à près de 30 millions d’euros », note un proche du dossier. Une croissance solide qui lui a permis de rejoindre cette année le programme French Tech Next40/120, réunissant les start-up françaises les plus prometteuses.

« 52 Entertainment est positionné sur la silver économie en raison de la moyenne d’âge relativement importante des gens qui animent ses plateformes de jeux », remarque un connaisseur du dossier. Un point perçu positivement par le marché, le nombre de personnes âgées progressant partout dans le monde. En début d’année, l’ONU a publié un rapport estimant que les seniors de 65 ans ou plus devraient plus que doubler d’ici 2050, pour atteindre 1,6 milliard.