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Continuer la lectureWish restera bien banni des moteurs de recherche en France
La plateforme d’e-commerce avait été exclue de Google ou Bing parce qu’elle commercialisait des produits dangereux.
Nouvelle défaite pour Wish. Le site e-commerce espérait faire annuler son déréférencement des moteurs de recherche par le Conseil d’État. La mesure avait été ordonnée par la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) en raison de la présence de plusieurs produits dangereux vendus sur le site. Après un premier échec en décembre 2021 devant le tribunal administratif saisi en référé, la plus haute juridiction administrative renvoie Wish dans ses cordes selon les informations de l’Informé.
Wish restera donc bien invisible sur Google ou Bing. Le Conseil d’État a rejeté tour à tour l’ensemble de ses arguments dirigés contre l’ordonnance du tribunal administratif de Paris. Il faut dire que Wish n’a pas vraiment joué le bon élève face aux alertes que lui avait adressées la DGCCRF. « La société ContextLogic (NDLR : maison-mère de Wish) continuait (…) de proposer à la vente des produits identiques à ceux pour lesquels elle avait pourtant été informée, par l’administration, de leur non-conformité et de leur dangerosité pour la sécurité des consommateurs », écrit le Conseil d’État dans la décision que l’Informé a pu lire. Mieux, la haute juridiction relève que les vendeurs proposant ces produits pouvaient obtenir l’apposition d’un badge mentionnant « Vérifié par les utilisateurs Wish » ou « produits de qualité ». Des précisions « de nature à induire en erreur le consommateur sur la conformité et la sécurité » prévient le Conseil d’État qui a validé l’existence d’un délit de tromperie, et « le juge des référés du tribunal administratif de Paris n’a pas commis d’erreur de droit ni dénaturé les pièces du dossier ».
Selon le Conseil d’État, la mesure de déréférencement n’était en rien disproportionnée, même si la loi permettait également à la DGCCRF d’opter pour une mesure plus douce, comme « l’affichage d’un message avertissant les consommateurs du risque de préjudice encouru ». Alors que le dossier va se poursuivre au fond devant les juridictions administratives, d’autres plateformes sont actuellement auditées par les services de la DGCCRF selon nos informations. Des enquêtes qui pourraient aboutir à des mesures de déréférencement similaires à celle de Wish.com.