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Continuer la lectureRobotique : des actionnaires de Balyo s’opposent au retrait de la Bourse imposé par SoftBank
Le géant japonais avait repris le spécialiste français des chariots autonomes en 2023. Il bute aujourd’hui sur trois minoritaires qui ont porté l’affaire auprès de l’Autorité des marchés financiers.
Le milliardaire japonais Masayoshi Son ne devait pas s’attendre à faire face à d’irréductibles Gaulois dans sa conquête de la robotique mondiale. Via sa filiale Silver Bands, le dirigeant de SoftBank, 35e fortune mondiale, a pris le contrôle en 2023 de Balyo, le spécialiste tricolore des chariots robotisés pour l’industrie. Il tente aujourd’hui de le retirer de la Bourse de Paris mais vient de tomber sur un boulon… ou plutôt trois. Car cette opération - une simple formalité normalement - fait l’objet d’une vive opposition de la part d’un trio d’actionnaires minoritaires (détenant 2,3 % du capital) mécontent des conditions de ce retrait. Ce petit groupe a même alerté l’Autorité des marchés financiers (AMF) dans une lettre adressée fin janvier suivie d’une relance début mars, déplorant un manque de transparence et de loyauté sur le processus, a appris l’Informé. « Tout d’abord, SoftBank avait tenté de lancer une offre publique d’achat à 0,85 euro l’action fin 2023, mais avait alors échoué à convaincre tous les actionnaires d’apporter leurs titres, résume Thibault Corvaisier, associé dans son combat à Saïd Rkaibi et César Langas. Et aujourd’hui, il propose un rachat à un prix encore inférieur au précédent, soit 0,6 euro l’action. » Inacceptable selon eux. Ils réclament autour de 1 euro par action, ce qui valoriserait leurs parts 3,7 millions d’euros contre 2,2 millions actuellement.