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Continuer la lectureLe PMU réclame 125 millions d’euros à ZEturf
Le spécialiste des paris hippiques estime que son concurrent se serait aligné sur les gains réels touchés par les joueurs lors de certaines courses. Un moyen de les attirer.
Grabuge dans les hippodromes. Selon nos informations, le PMU a décidé d’attaquer son concurrent direct dans les paris hippiques, ZEturf, désormais détenu par FDJ United (ex Française des Jeux). L’acteur historique du secteur accuse opérateur de s’être aligné sur ses propres rapports lors de plusieurs...
D’autres rivaux partagent les mêmes soupçons de très longue date sur de tels agissements et auraient collecté des éléments de preuve. Mais le PMU est le premier à agir en justice. Batailleur, le même avait, sur un autre sujet, saisi le Conseil d’État l’an dernier pour contester le rachat de ZEturf par la FDJ, opération autorisée par l’Autorité de la concurrence en 2023, avant de se désister peu de temps après a-t-on appris.
Il faut dire que le contexte économique a de quoi tendre les relations. Le PMU doit faire face à la montée en puissance de ZEturf dont la part de marché des mises est aujourd’hui d’environ 20 %, alors même que le business est en berne. Comme l’a indiqué l’Autorité nationale des jeux (ANJ), les paris hippiques ont enregistré une croissance d’environ 1 % en 2024 après un premier semestre en recul pour le PMU, une première depuis la fin de la crise Covid. Ce secteur se fait damer le pion par les pros des paris sportifs, dont les mises ont crû de 21 % à plus de 10 milliards d’euros, portées par le football et L’Euro 2024 mais aussi les Jeux Olympiques. « Le PMU n’est pas très bon en marketing et ça n’aide pas dans le contexte actuel », souligne un concurrent.
Pour couronner le tout, le groupement d’intérêt économique (GIE) affronte aussi une crise interne. Ses comptes 2024 n’ont pas été approuvés le 20 mars dernier par l’assemblée générale composée de 64 sociétés de course et ses deux sociétés mères, France Galop et la Société d’encouragement du trotteur français (Le Trot). « Le président Richard Viel a indiqué qu’une nouvelle réunion du conseil du PMU se tiendra prochainement afin de permettre la recherche de solutions de fond qui s’inscrivent sur le moyen et long terme », a indiqué Le Trot dans un communiqué du 10 avril. Selon les Échos, cette péripétie ne serait pas liée à des éléments financiers mais à des reproches adressés à la directrice générale, Emmanuelle Malecaze-Doublet, et au président. De son côté, France Galop, a jugé que le rejet des comptes « n’est pas une solution pérenne ni une réponse constructive aux challenges structurels et conjoncturels que nous devons relever et qui sont réels. Nous avons besoin d’avancer dans un cadre serein et apaisé ».
Contactés, le PMU comme la FDJ United n’ont pas souhaité faire de commentaire.