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Continuer la lectureVente de ZEturf à la Française des Jeux : un ex-associé réclame sa part
Un ancien directeur marketing et associé du site de pari hippique demande à récupérer plus d’un million d’euros sur la cession de la société à la FDJ United.
À quelques foulées de la ligne d’arrivée, Emmanuel de Rohan Chabot se serait sans doute bien passé de ce dernier problème. Ce lundi 31 mars, le fondateur de ZEturf abandonne son rôle de consultant auprès du site de pari hippique après en avoir organisé le transfert à son nouveau propriétaire, FDJ Uni...
Devant les tribunaux, Valéry Bollier reproche à son ex-patron de n’avoir jamais récupéré 100 parts de la société qui lui auraient pourtant été dévolues en 2010 : cette année-là, Emmanuel de Rohan Chabot a signé une lettre dans laquelle il « s’engage à les lui transférer dès que l’investissement d’un nouvel actionnaire aura été réalisé ou à la fin de l’année » selon un jugement rendu le 12 mars. Dans l’attente d’une décision de justice définitive, le plaignant a déjà réussi à obtenir une saisie conservatoire de créance de près de 1,5 million d’euros sur les comptes du fondateur de ZEturf. « Lorsque je lui ai réclamé, à plusieurs reprises, la restitution des actions, il a toujours trouvé des excuses pour ne pas le faire, explique à l’Informé Valéry Bollier. Je lui ai donc réclamé officiellement, avant même l’annonce de la vente à la FDJ, et il a alors refusé de me les transférer. J’ai donc décidé d’agir en justice pour faire valoir mes droits. »
Le tribunal de commerce a été saisi le 4 octobre 2022 soit quelques jours après l’annonce de FDJ United d’acquérir ZEturf pour 175 millions d’euros (dettes incluses). Le géant des jeux de loterie se trouve, malgré lui, partie prenante dans cette affaire après avoir obtenu le feu vert de l’Autorité de la concurrence sur cette opération. De son côté, Emmanuel de Rohan Chabot se défend : « j’avais évoqué en 2005 le projet de mise en place d’un plan de stock-options pour les salariés présents à l’origine afin de les récompenser de leur fidélité. Ce plan a effectivement été mis en place en 2022. Dans ce cadre, M. Bollier ne pouvait en bénéficier car il était parti rapidement de l’entreprise début 2007. Sa demande, survenue en 2022 est donc sans fondement. »
Pour l’heure, la question porte d’abord sur la juridiction compétente pour juger le litige. « L’action devant le tribunal de commerce de Paris ne tient pas puisque le siège de ZEturf était à Malte et sa holding au Luxembourg, estime Rohan Chabot. Le différend doit donc être tranché devant ces juridictions. » Un premier jugement lui a donné raison en 2023 mais la cour d’appel a estimé l’inverse l’an dernier et il s’est donc pourvu en cassation. Un point central pour la suite. « À Malte, l’affaire pourrait durer plus de dix ans », craint Valéry Bollier.
Entre-temps, la FDJ United a fermé en janvier dernier la structure au Grand-Duché désormais gérée en France.