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Continuer la lectureJean-Noël Barrot veut prolonger le mandat des membres du Conseil national du numérique
Le ministre délégué au Numérique veut reconduire le collège pour au moins six mois. Le temps de terminer ses travaux pour le Conseil national de la refondation.
L’actuel Conseil national du numérique (CNNum) va jouer les prolongations. Les membres du collège, nommés tous les deux ans par le Premier ministre, devaient finir leur mandat en février. Mais, selon nos informations, Jean-Noël Barrot, ministre délégué au Numérique, compte prolonger leur mission jusqu’en septembre, voire décembre. Si les principaux intéressés ne sont pas encore au courant, ils devraient en être informés lors de réunions prévues cette semaine… Contacté, le ministère n’a pas souhaité faire de commentaires.
Pour ceux qui ignoreraient ce qu’est le CNNum et à quoi il sert - gageons qu’il y en a quelques-uns-, cette commission consultative a été créée en 2011 par Nicolas Sarkozy pour creuser de grandes questions liées au numérique et éclairer le gouvernement. Composé de 21 personnalités (chercheurs, philosophes, sociologues, parlementaires, scientifiques, entrepreneurs, etc…), le Conseil a notamment planché sur l’impact de la transition numérique, l’un des six thèmes du Conseil national de la refondation créé par Emmanuel Macron et placé sous la responsabilité de François Bayrou. Il a commencé à étudier trois problématiques : l’inclusion, la transition digitale au travail et les luttes contre les violences en ligne. C’est, notamment, pour assurer la fin de cette mission que le collège est prolongé.
Coprésidé par l’entrepreneur Gilles Babinet (il en est à son deuxième mandat) et Françoise Mercadal-Delasalles, ancienne directrice générale de Crédit du Nord, le CNNum a perdu de son aura et de sa médiatisation ces dernières années, rarement opposé aux choix gouvernementaux. Mais, maître de sa feuille de route, il n’hésite pas à s’autosaisir sur divers sujets. Ainsi a-t-il lancé un appel au débat sur l’euro numérique ou l’école « créative et juste ». Dans ses travaux sur l’économie de l’attention, il réclame aussi « la reconnaissance d’un droit de paramétrer les contenus et les émetteurs » pour redonner des leviers aux utilisateurs face aux contenus véhiculés par les réseaux sociaux.
À l’occasion de l’adoption du Digital Services Act (DSA), un règlement européen sur la responsabilité des plateformes, il entend aussi jouer un rôle de « liant » entre les différentes parties prenantes. Voilà pourquoi il a participé activement aux réunions collectives sur le sujet. La dernière en date s’est tenue jeudi 12 janvier à l’Autorité publique française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). Les débats furent animés par l’Arcom, la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH) et donc le CNNum. Le dossier évoqué ? Celui des « signaleurs de confiance », des comptes de personnalités (associations, etc…) dont les notifications pour faire retirer des contenus illicites, devront être traitées en priorité par les plateformes. Les prochains échanges s’intéresseront aux signalements effectués par les utilisateurs.