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Médias - Culture

Plusieurs candidats pour reprendre Forbes France

L’éditeur du célèbre magazine américain a remis sur le marché la licence française du titre suite à l’arrêt du partenariat avec Dominique Busso.

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GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

L’affaire avait fait grand bruit dans le milieu de la presse magazine. Début février, Les Echos révélaient que 360BusinessMedia, détenteur de la licence française de Forbes depuis 2016, arrêterait d’éditer le magazine et que le numéro de décembre 2025 serait le dernier. Dans les colonnes du quotidien, le patron du groupe Dominique Busso assurait avoir pris une « décision stratégique ». La réalité était bien différente. Comme l’ont expliqué nos confrères de La Lettre et comme nous pouvons le confirmer, c’est la maison mère du célèbre titre économique américain qui a en fait choisi de ne pas renouveler la licence au-delà du 31 mars, échéance du contrat actuel, en raison de « manquements éthiques » de la part de l’homme d’affaires français. Forbes US est depuis en tractation avec plusieurs interlocuteurs pour poursuivre l’aventure dans l’Hexagone.

Selon nos informations, deux jeunes acteurs du monde de la presse ont déjà pu échanger avec l’entreprise américaine. Il s’agit du groupe média Le Crayon et de la société Overlord. Le premier, fondé par Jules Stimpfling, Antonin Marin, Sixtine et Wallerand Moullé-Berteaux édite le média numérique éponyme ainsi que l’agence de relations presse et d’influence le Surligneur, et le site Les Pépites de France. Le deuxième, propriété de l’avocat et entrepreneur Gaspard de Monclin, a repris le magazine patrimonial Le Revenu en juillet dernier.

Selon nos sources, l’approche assez « pushy » du Crayon a bousculé Forbes US : en sus de leur candidature officielle, ses dirigeants ont demandé à des entrepreneurs amis d’appuyer leur demande auprès du directeur des licences de Forbes, Mathew Sevin. Celui-ci aurait peu goûté la méthode. Il a par ailleurs été échaudé par l’aspect uniquement numérique du groupe média. Quant à Overlord, son patron confirme à l’Informé souhaiter tenter sa chance : « Forbes France a besoin d’un vrai entrepreneur à sa tête. Nous avons les épaules pour redonner un nouvel élan à la licence en France ».

Du côté des groupes médias traditionnels, ni Reworld, ni CMI, ni CMA Média, ni Les Echos/Le Parisien ne devraient se positionner selon nos informations. Interrogés, Prisma Média et Vivendi (qui devrait bientôt récupérer le pôle des magazines luxe de sa filiale) n’ont pas souhaité indiquer s’ils se portaient candidats. Une chose est sûre : les Américains seront attentifs à la capacité du repreneur de perpétuer la tradition « papier » de Forbes… ainsi qu’au respect de la déontologie journalistique. « La marque est moins belle qu’avant, glisse un acteur de la presse qui n’a pas souhaité se positionner. 10 ans chez 360BusinessMedia l’ont beaucoup esquintée. »

Contactés, Dominique Busso, Forbes US et Mathew Sevin n’avaient pas répondu à nos sollicitations à l’heure de notre publication.