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Continuer la lectureNouveau départ à l’Équipe, des miettes pour Casino, Stérin persévère dans le cinéma... les télex de l’Informé
Les dernières brèves exclusives de la rédaction.
Publié : 04/12/2024 à 15:32 - Mis à jour : 04/12/2024 à 15:58
► Cinéma. Pierre-Édouard Stérin persévère dans le 7e art. Le milliardaire catholique avait déjà fait un premier investissement dans Vaincre ou mourir, le film sur la Vendée sorti l’an dernier, produit par le Puy du Fou et doté d’un budget de 3,46 millions d’euros. Depuis, son Fonds du bien commun a mis de petits tickets dans des films d’un style très différents, ceux de la réalisatrice Cheyenne Carron, Je m’abandonne à toi (sur un aumônier à la légion étrangère) et Que notre joie demeure (sur l’assassinat du père Hamel). Des films « aux sujets chrétiens, ouverts et sans prosélytisme », explique l’intéressée à l’Informé leur réalisatrice, qui indique avoir été mise en contact avec Pierre-Édouard Stérin via « un ami commun ». « Le CNC refusant d’aider mes films, je ne pourrais pas les tourner sans l’aide de mécènes privés », ajoute-t-elle. Réalisés avec quelques centaines de milliers d’euros, les deux longs métrages ont été autoproduits et autodistribués. Malgré de bonnes critiques, Je m’abandonne à toi n’est sorti que dans une seule salle, et Que notre joie demeure dans 75, attirant respectivement 60 et 2 000 spectateurs, selon les estimations de CBO Box Office. J.H.
► Distribution. Le groupe Casino, qui espérait obtenir 6 millions d’euros pour réparation de préjudice auprès de la marque Vania (serviettes hygiéniques et produits de toilette intime) devra se contenter de 250 000 euros. Cette demande faisait suite à une lourde sanction adressée par l’Autorité de la concurrence en 2014 à Vania (à l’époque détenue par Johnson & Johnson Santé Beauté France) et d’autres entreprises, pour leur participation à une entente anticoncurrentielle de 2003 à 2006 sur leur politique commerciale auprès de la grande distribution et sur leurs hausses de prix. C’est dans ce cadre que Casino et ses différentes filiales ont réclamé réparation, mais le tribunal de commerce de Paris a rendu une décision moins sévère que les attentes du distributeur. Contactée, la marque Vania n’avait pas encore répondu à notre demande pour savoir si elle allait faire appel. Dans le même dossier d’entente, Vania avait été condamnée en 2019 à verser des dommages et intérêts à Carrefour pour environ 2,5 millions d’euros, mais avait récupéré cette somme en appel. Pour les juges, le distributeur n’avait pas réussi à démontrer la réalité du préjudice, une décision confirmée en cassation. M.L.
► Presse. Un an et demi seulement après sa prise de fonctions, la DRH du pôle média du Groupe Amaury (l’Équipe) Véronique Glémarec est sur le départ. Un communiqué interne envoyé aux salariés ce 4 décembre annonce ainsi le départ de la DRH « qui souhaite se consacrer à de nouveaux projets ». La missive signée du directeur général du groupe l’Equipe Rolf Heinz et du directeur délégué en charge du développement et des finances du Groupe Amaury Fabrice Ribourg précise que la DRH quittera son poste le 31 décembre prochain. Le nom de son successeur n’est pas encore connu, indiquent les dirigeants. Et de préciser : « face à l’importance de nos enjeux en cours et à venir, un recrutement a été lancé ». Le poste de DRH au sein du groupe Amaury a connu un lourd turnover ces dernières années : le prédécesseur de Glémarec Hervé Munoz était à peine resté plus d’un an et avait quitté l’entreprise en raison de « visions stratégiques divergentes ». Avant lui, deux DRH avaient déjà quitté leurs fonctions en 2021 puis en 2022. Le départ de Glémarec fait suite à celui de Marianig Calvez, directrice financière du pôle média partie le 29 novembre dernier après plus de 14 ans dans l’entreprise. « Ce turn over montre que quelque chose ne va pas, gronde Francis Magois, délégué syndical SNJ de l’Equipe. Ils s’en vont un par un car ils voient bien qu’ils n’ont pas les coudées franches, que des restrictions se préparent », juge l’élu, qui dénonce une « spirale anxiogène dans la rédaction, qui est constamment dans l’incertitude ».N.M.
Jamal Henni, Morgan Leclerc et Noah Moulinet