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Médias - Culture

Le chef Jean-François Piège cherche un fonds pour accélérer à l’étranger

L’ancien juré de Top Chef pourrait céder la majorité du capital de son groupe, à la tête des enseignes La Poule au Pot, L’Epi d’Or, Clover et Mimosa.

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JOEL SAGET / AFP

L’appétit de Jean-François Piège ne se dément pas. L’ancien pilier de « Top Chef », aujourd’hui âgé de 53 ans, poursuit le développement tous azimuts de son groupe de restauration constitué d’une petite dizaine d’adresses. Demain ? Lui et son épouse Elodie Piège sont prêts à passer à la vitesse supérieure. Selon nos informations, confirmant celles de Challenges en décembre, ils envisagent de céder la majorité du capital de leur groupe pour faire entrer un investisseur capable de porter leurs ambitions au-delà de l’Hexagone.

Pour les aider à trouver le profil adéquat, ils ont confié un mandat à la boutique de fusions-acquisitions CFI, déjà à la manœuvre sur la plupart des transactions réalisées ces dernières années par les grands noms de la gastronomie. Elle avait notamment conseillé le chef Bernard Pacaud dans la vente du célèbre restaurant L’Ambroisie à Walter Butler ou bien encore le pâtissier Christophe Michalak dans la cession d’une majorité de sa structure au family office de Didier Tabary (ex-Filorga).

A ce jour, le groupe de la famille Piège afficherait près de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires pour une marge d’Ebitda supérieure à 30 %. Une activité florissante et rentable, portée par le navire amiral gastronomique Le Grand Restaurant, niché au cœur du 8e arrondissement de Paris et auréolé de deux étoiles au Guide Michelin. Mais aussi par ses adresses bistronomiques La Poule au Pot et l’Epi d’Or, ou bien par ses enseignes thématiques Clover (pâtes à la française), Clover Grill (steak house) et Clover Gordes (provençale). Il avait aussi signé un partenariat avec le groupe Moma de Benjamin Patoux pour inaugurer le restaurant Mimosa  au sein de l’Hôtel de la Marine.

« Dans la restauration, il est crucial de s’inscrire dans le mouvement. Ma casquette d’entrepreneur me guide dans la même direction (...) », expliquait Jean-François Piège à L’Opinion, l’an dernier. Une prise de parole relative à ses projets d’expansion à l’étranger, qui ont déjà commencé. Avec sa femme, ancienne responsable de la communication au Crillon, ils ont ouvert le Clover Bellavita à Taipei (Taïwan), et prévoient de prendre les commandes des cuisines du palace marocain Selman Marrakech au printemps. Le développement hors de France devrait se faire essentiellement sous licence, comme c’est actuellement le cas à Marrakech, à Taipei, à Gordes... et prochainement à Saint-Tropez.