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Médias - Culture

La reprise de Forbes France se précise

Plusieurs acteurs échangent avec la firme américaine pour récupérer la licence française du titre, retirée en mars dernier à Dominique Busso.

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KRISTY SPAROW / Getty Images via AFP

« Le site internet revient dans les plus brefs délais » : voilà le message qui s’affiche aujourd’hui lorsque l’on tente aujourd’hui de consulter forbes.fr. Depuis que l’entrepreneur Dominique Busso a perdu le droit d’exploiter la licence du célèbre magazine américain en France, la marque attend un repreneur capable de la relancer dans l’Hexagone. Comme nous l’avions indiqué en février dernier, des discussions ont démarré avec de jeunes acteurs du monde de la presse Le Crayon et Overlord (le Revenu, le Nouvel Economiste…). Mais près de cinq mois plus tard, il semblerait qu’ils ne soient plus sur les rangs.

En revanche, selon nos informations, un trio d’entrepreneures a manifesté son intérêt et échange actuellement avec la firme américaine : il s’agit d’Angélique Gérard, ancienne directrice de la relation abonnés et membre du Comex d’Iliad, de Julie Le Floch-Dordain, ancienne directrice de la diversification et des licences du pôle premium de Prisma Media et de Sandrine Chauvin, passée par Harvard Business Review et ancienne directrice éditoriale chez LinkedIn. Ensemble, les trois associées, qui n’ont pas souhaité commenter nos informations, entendent proposer un média économique premium aux sources de revenus diversifiées : clubs professionnels, événementiel, nouveaux formats numériques, partenariats avec des créateurs de contenu…

De son côté, le patron du groupe de média et d’évènements Influencia Sébastien Danet confirme à l’Informé être également candidats, comme l’a indiqué Challenges. « Nous discutons avec Forbes, le processus est en cours mais il n’est pas abouti, confie le chef d’entreprise. Nous sommes à la recherche de partenaires industriels ou financiers pour finaliser le projet. »

Les discussions avec le magazine américain tournent à la fois autour du respect de l’exigence éditoriale, mise à mal par le précédent titulaire de la licence selon la maison mère comme l’a révélé La Lettre, mais aussi autour de la rentabilité du titre. Selon plusieurs sources, Forbes US exigerait environ 10 % du chiffre d’affaires, avec un minimum annuel garanti. « Ils veulent à la fois que la marque soit relancée de façon qualitative, mais aussi que ça leur rapporte de l’argent », résume un bon connaisseur du dossier. Les discussions continuent donc, sans issue certaine pour l’instant. « Plus ils prennent de temps à enclencher la suite, plus il sera dur de redémarrer », craint une source proche de l’affaire.