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Médias - Culture

Cyril Hanouna à nouveau dans le viseur de l’Arcom suite à une séquence de TPMP sur Joy Hallyday

Le régulateur a ouvert aussi une procédure de sanction contre CNews suite à un reportage sur un classement des villes les plus sûres.

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Pascal Le Segretain / Getty Images

CNews et C8 sont à nouveau dans le viseur de l’Arcom. Le gendarme de l’audiovisuel a engagé deux nouvelles procédures de sanction à l’encontre des chaînes récidivistes du groupe Canal+ a appris l’Informé. La première fait suite à la diffusion dans les émissions « La matinale week-end » et « Midi news...

Le 12 juin, c’était au tour de l’émission de Cyril Hanouna de causer l’ouverture d’une enquête de l’Arcom. La séquence de Touche pas à mon poste concernée date du 30 janvier. On y voyait le présentateur et ses chroniqueurs commenter une vidéo de Joy Smet, fille cadette de Johnny Hallyday, âgée de 14 ans, en maillot de bain. D’abord publiée sur Tik Tok puis supprimée par l’intéressée, la vidéo avait été reprise par un compte usurpant son identité. La chroniqueuse emblématique de TPMP, Kelly Vedovelli, avait notamment lancé à l’antenne que la vidéo était « le summum de la vulgarité », en ajoutant que pour elle « c’est hyper vulgaire, avec sa langue, sa bouche, ses nichons… ».

Sa mère, Laeticia Hallyday avait ensuite porté plainte le 20 février pour « injures publiques » devant le doyen des juges d’instruction du Tribunal judiciaire de Paris. En parallèle, la veuve du chanteur avait effectué un signalement à l’Arcom pour « violation de l’obligation de respect des droits de la personne » et « violation de l’obligation de maîtrise de l’antenne ». Dans ce contexte, le régulateur estime que la chaîne pourrait présenter des manquements au droit à l’image, au respect de l’honneur de Joy Smet et de sa réputation et à l’obligation de maîtrise de l’antenne.

L’Autorité a confié l’instruction de ces deux procédures au rapporteur indépendant, Bertrand Dacosta. Le conseiller d’Etat va instruire l’affaire, rendre un rapport avec ses recommandations sur les suites à donner. Dans leurs observations transmises à ce dernier sur ces deux dossiers, les chaînes de Vincent Bolloré estiment qu’elles n’ont commis « aucun manquement ». L’Arcom décidera in fine de prendre (ou non) une sanction : amende, suspension de la publicité pour un mois ou plus, suspension de l’émission…

Depuis l’arrivée de Vincent Bolloré aux commandes du groupe Canal+ en 2015, les émissions de son protégé Cyril Hanouna auront valu à la chaîne gratuite une vingtaine de remontrances, dont cinq sanctions, après mise en garde et mise en demeure.

L’ancien CSA vient d’ailleurs tout juste d’infliger à C8 une amende d’un demi-million d’euros pour une séquence dans laquelle un invité a « accusé nommément plusieurs personnalités publiques de consommation de produits stupéfiants, et même de trafic de ces substances pour l’une d’entre elles, ainsi que de pédophilie et de consommation ’d’adrénochrome’, une substance présentée à l’antenne comme étant issue de sang d’enfants kidnappés et sacrifiés », rappelle l’Arcom dans sa décision. Contacté par L’Informé, le groupe Canal+ n’a pas donné suite à nos sollicitations.