L'abonnement à l'Informé est à usage individuel
Un autre appareil utilise actuellement votre compte
Continuer la lectureAmanda Seyfried rattrapée par le fisc pour une pub Givenchy tournée en France
Égérie d’un parfum Givenchy entre 2015 et 2017, Amanda Seyfried n’avait pas jugé utile de déclarer en France les sommes perçues suite à cette collaboration. Le fisc l’a finalement rappelée à l’ordre.
Malicieuse, Amanda Seyfried joue au tennis dans une demeure haussmannienne, caline des chatons puis fait mine d’illuminer la tour Eiffel par un simple coup de pied… Diffusée fin 2015, cette publicité pour promouvoir le nouveau parfum Live Irresistible de Givenchy était des plus classiques mais, selon nos informations, elle s’est transformée en une drôle d’histoire. Pour l’actrice américaine, l’opération a d’abord constitué une bien belle opération. Son contrat prévoyait deux versements de 800 000 euros, l’un à la signature, l’autre à la première utilisation publique de la prestation. Seulement voilà, l’affaire a tourné au vinaigre et l’administration fiscale française lui a réclamé en 2019 plus d’1,4 million d’euros au titre de l’impôt sur le revenu, selon une source proche du dossier.
A l’origine d’une telle facture ? Des intérêts de retards et une majoration de 40% pour non dépôt de déclaration dans les 30 jours de la mise en demeure ajoutés au recouvrement. En effet, celle qui a été révélée au grand public par son rôle dans la comédie musicale Mamma Mia ! n’avait pas estimé nécessaire de déclarer en France les 1,6 million d’euros perçus au titre de son contrat avec LVMH Fragrance Brands, propriétaire de Givenchy.
La somme relevait selon elle d’une performance d’artiste-interprète, dont les revenus étaient alors imposables uniquement dans le pays de résidence, en l’occurence les Etats-Unis. Alors, après avoir pris connaissance du recouvrement demandé par le fisc tricolore, Amanda Seyfried a contesté la décision. Elle a notamment mis en cause la pertinence des mises en demeures qui lui avaient été adressées : selon elle, leur rédaction dans la langue de Molière ne lui permettait pas « d’en comprendre la portée ».
Interdiction de porter du Chanel
Las, sa requête a d’abord été rejetée par le Tribunal administratif de Paris le 19 mai 2021, puis par la Cour administrative d’appel en juin dernier. Pour la justice française, la prestation d’Amanda Seyfried était celle d’un mannequin, et sa rémunération était bien considérée comme un salaire, imposable dans l’Hexagone. Pour arriver à cette conclusion, les juges ont estimé que le contrat liant l’américaine à LVMH Fragrance Brands ne lui laissait pas « une grande liberté dans l’organisation de ses prestations », condition indispensable à une performance d’artiste-interprète. Le texte obligeait par exemple l’artiste à « porter des produits Givenchy à l’occasion de cinq tapis rouges » et éviter les articles Chanel lors de ces mêmes événements.
Selon nos informations, Amanda Seyfried ne souhaite pas se pourvoir en cassation. Contacté, LVMH n’a pas souhaité réagir.